Le genre romantique selon v. hugo

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Sujet : Après une lecture attentive des 5 textes ci-dessous (préfaces de Cromwell, Ruy Blas, Lucrèce Borgia) vous présenterez, en vous référant aux textes (lignes + citations) et de façons ordonnées, les caractéristiques du drame romantique selon Hugo.

Victor Hugo est un célèbre écrivain français du XIXème siècle. C’est un écrivain, dramaturge, poète et il est considéré comme étant le plusgrand écrivain romantique français.
A travers les différentes préfaces de Cromwell, Ruy Blas et Lucrèce Borgia, Hugo présente sa définition du drame romantique. Alors avec l’aide de ces préfaces, nous allons présenter le drame romantique selon Victor Hugo.
Victor Hugo, dans ses préfaces, illustre le drame romantique sous plusieurs facettes : les trois unités, la représentation de la pièce, lepublic, le style du drame romantique et les buts/missions du genre romantique. Ces cinq facettes seront nos différentes parties pour la suite.

Victor Hugo remet en question ou presque la règle fondamentale des trois unités du genre théâtrale. Ces trois unités sont : l’unité de lieu (l’action doit se passer au même endroit), l’unité de temps (l’action doit se dérouler dans un délai devingt-quatre heures) et l’unité d’action (il doit n’y avoir qu’une seule intrigue).
Hugo est contre l’unité de lieu puisqu’il considère que les événements doivent être localisés exactement comme cela se passe et puisque toute action a son lieu particulier : « la localité exacte est un des premiers éléments de la réalité » (texte1, L.1/2). Le respect de cette règle entraine donc un écart entre ce qui sepasse sur scène et la réalité. Il considère le lieu comme un « personnage muet » (texte1, L.5) qui est aussi important que les acteurs. En effet, Victor Hugo pense que les personnages et ainsi que les lieux permettent de graver « dans l’esprit du spectateur la fidèle empreinte des faits » (texte1, L.3). Et puis, que le lieu ou l’action s’est déroulée « devient un témoin terrible et inséparable »(texte1, L.4/5) de l’histoire. En conséquence, le respect de l’unité de lieu entraine donc l’absence de ce « personnage muet », qui est les lieux de l’intrigue, et alors enlève tous « le drame des plus grandes scènes de l’histoire » (texte1, L.5/6).
Egalement, Hugo est opposé au respect de l’unité de temps car pour lui, il est impensable qu’une histoire se déroule en vingt-quatre heures et quechaque événements reçoivent la « même dose de temps ». Hugo considère cette idée « d’encadrée de force » (texte1, L.14/15) l’intrigue dans une durée déterminée ridicule et compare ceci à un « vestibule » (texte1, L.15). Pour montrer que cette idée est ridicule, Hugo se moque de cette règle, en la comparent à un cordonnier « qui voudrait mettre le même soulier à tous les pieds » (texte1, L.18).Victor Hugo confronte ces deux unités et les compare à une « cage » (texte1, L.19) avec à l’intérieur un « squelette » (texte1, L.26) qui représente ce qui était « vivant dans la chronique » (texte1, L.26).
Mais Victor Hugo ne rejette pas totalement l’idée des règles des trois unités puisqu’il est d’accord qu’il ne doit y avoir qu’une seule intrigue, selon lui c’est « la seule admise de tous »(texte1, L.29) car le spectateur ne peut saisir plus d’un ensemble à la fois. Cette règle « marque le point de vue du drame » (texte1, L.32).

Victor Hugo a sa propre idée de la représentation pour le genre romantique. Le théâtre grâce à sa représentation doit-être le reflet de la réalité. L’interprétation d’une pièce doit « réfléchir » (texte3, L.2) « tout ce qui existe dans le monde, dansl’histoire, dans la vie, dans l’homme » (texte3, L.1/2). L’idée de Victor Hugo est donc que l’art doit « reproduire la réalité des faits » (texte3, L.4), et celles des mœurs, des caractères et faire jaillir de la passion, des caractères. Le drame romantique doit-être la peinture totale de la réalité.
Aussi, afin de transposer la pièce sur scène, le poète doit faire des choix. Il doit favoriser le «...
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