"Le jeu de l'amour et du hasard" , marivaux

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  • Publié le : 17 janvier 2010
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L'HISTOIRE:

Mademoiselle Silvia, fille de Monsieur Orgon, attend un prétendant, Dorante, bien qu'elle ne soit pas disposée à se marier, surtout à un jeune homme que lui destine son père qu'elle ne connaît pas. Elle change de costume et de rôle avec Lisette, sa femme de chambre, afin de pouvoir étudier plus à son aise le caractère de ce prétendant sans se compromettre. Or il se trouve que lefiancé, qui n’a lui-même aucune envie de se marier à n'importe qui, a eu la même idée de changer de costume et de rôle avec son domestique, Arlequin. Il se présente donc chez Monsieur Orgon sous l’apparence d’un serviteur nommé « Bourguignon », tandis que son valet, Arlequin, se fait, quant à lui, passer pour Dorante. Seuls informés du travestissement des jeunes gens, Monsieur Orgon et son filsMario décident de laisser ses chances au « jeu de l’amour et du hasard », se promettant de s’amuser de la situation.
Dorante et Arlequin arrivent travestis. Pour commencer, le frère de Silvia, Mario, veut que les deux prétendus serviteurs se tutoient, ce qui les gêne bien un peu au début. Sous son déguisement, Dorante trouve Silvia, qu’il croit être une femme de chambre, charmante et lui fait la couren lui adressant une série de compliments des mieux tournés. Obligée, de son côté, de souffrir ces assiduités pour ne pas se trahir, Silvia finit par y prendre goût et par regretter que le coureur ne soit pas un gentilhomme. Celui-ci, de son côté, est désolé que Lisette ne soit qu’une femme de chambre. L’embarras de la jeune fille augmente de voir à un valet tant d’esprit et de distinction. Elles’en veut à elle-même de continuer la conversation avec lui et ne peut se résoudre à le quitter, tandis que le prétendu maître la choque dès qu’il paraît.
Lisette, quant à elle, est enchantée du faux Dorante et prie Monsieur Orgon, le père, de la dispenser de continuer, parce qu’elle prendra cet amour au sérieux. En effet, dès la seconde entrevue, on s’est dit qu’on s’aime, tout en se prévenantmutuellement qu’il y aura peut-être à en rabattre lorsqu’on se connaîtra mieux. Silvia trouve que Lisette va trop loin avec celui qu’elle suppose le maître ; Lisette, de son côté, fait entendre à Silvia qu’elle-même va bien loin avec le valet. Silvia pleure de colère. Elle ne sait où elle en est et ne se reconnaît pas elle-même. Lorsque le prétendu valet survient, elle veut s’en aller et ellereste. Elle veut le quereller et elle le console. Il se jette à ses pieds et elle lui dit qu’elle l’aimerait si elle le pouvait. Lorsque son père et son frère, qui sont témoins d’une partie de cette scène, la taquinent impitoyablement, elle se fâche. Quand on lui dit qu’il faut chasser ce valet qui est cause de tout le trouble de la maison, elle le défend avec chaleur puis, comme on se moque d’elle,elle demande aussi qu’on le renvoie. Bien qu’elle sache qu’elle ne peut l’épouser, elle ne peut cependant se défendre de l’aimer. Apprenant cet amour par Mario, Dorante veut d’abord s’éloigner par discrétion. À la fin, il n’y tient plus et va trouver la fausse Lisette et lui propose de l’épouser, toute femme de chambre qu’elle est. On s’avoue alors de part et d’autre qu’on a joué la comédie.Arlequin et Lisette connaissent également leur propre scène des aveux, fort réjouissante.

VISION GENERALE DE LA SEQUENCE (interprétation de l'oeuvre)

A- Une "leçon" sociale ambiguë:

A1 - Le travestissement entre maîtres et valets répond à la volonté de faire coïncider l'identité sociale et ce que dicte l'union des cœurs (1), c'est-à-dire de soumettre l'exigence sociale à l'épreuve de la"nature", sans laquelle rien n'est vrai, ni solide : c'est ici la démarche d'Orgon, véritable ordonnateur de la comédie. Le texte se fonde sur des valeurs qui seront reprises au cours du siècle (cf Diderot, Rousseau, en particulier).
Tout se terminera finalement pour le mieux : les personnages se reconnaîtront selon leur rang. L'ordre social est "reconnu" par les cœurs, mais, au cours de la pièce se...
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