Le joujou du pauvre

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  • Publié le : 13 mars 2010
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Français_ Commentaire de texte

«  Le joujou du pauvre » est un texte de Charles Baudelaire, poète français né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 dans la même ville. Fondateur du symbolisme, Baudelaire écrit ses premiers textes en 1842, après un séjour à l’Ile de la Réunion. Considéré comme un débauché par sa famille, il est attaqué en justice, en 1857, pour immoralitéalors qu’il publie les Fleurs du Mal, et Madame de Bovary. Accablé de dettes, il meurt dans la misère. Deux années après sa mort, est publié un recueil de textes en proses auquel Baudelaire avait consacré les dernières années de sa vie : Le Spleen de Paris, d’où est tiré ce poème en prose « le joujou du pauvre ». Ce texte met en scène deux enfants, venant de milieux sociaux opposés. Il s’agit d’unapologue : discours narratif dont on tire une morale .A travers notre étude du texte, nous allons chercher à savoir comment le locuteur arrive à contourner l’opposition de deux mondes sociaux afin de montrer qu’un enfant pauvre est aussi heureux qu’un enfant riche. Nous allons pour cela décrire l’enfant riche, puis l’enfant pauvre, et commenter leurs comportements l’un envers l’autre.Dans ce premier paragraphe, nous allons tout d’abord nous intéresser à la description méliorative de l’enfant bourgeois : son environnement, son aspect, puis son « joujou ».
La description du lieu dans lequel se trouve le petit garçon, nous dévoile l’existence d’un « vaste jardin », et d’un « joli château». Le locuteur utilise seulement des termes mélioratifs pour décrire ce lieu très bienentretenu et révélateur d’une richesse importante. La nature est également favorable à cet espace : « frappé par le soleil » (ligne 12). Sans lire la suite du texte, on comprend donc que dans ce poème en prose, le thème de la richesse sera largement évoqué.
A la suite de cette courte description du lieu, nous avons le portrait d’un enfant : «se tenait un enfant » (ligne 12). Celui-ci estégalement dépeint d’une façon positive. En effet dans le texte, on peut observer de nombreux adjectifs mélioratifs comme « beau et frais ». Cet enfant est vêtu de « vêtements de campagne si pleins de coquetterie ». Le locuteur utilise des termes qui mettent en valeur la beauté et le goût de cet enfant : « si jolis » (ligne14).
A partir de la ligne quinze, le narrateur nous offre une descriptiondu jouet de l’enfant, également très positive : « joujou splendide ». Il va comparer l’objet et l’enfant dît comme maître par le texte : « aussi frais que son maître ». Le narrateur va également utiliser les adjectifs « vernis, doré, vêtu » et va nous donner certaines précisions sur le « joujou » comme «  vêtu d’une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries ». Tous ces termes etexpressions renforcent le fait que l’enfant et le joujou semblent en parfaite harmonie.
Baudelaire utilise donc seulement des termes mélioratifs pour « parler » de l’enfant riche ; en opposition, il fait une antithèse en décrivant l’enfant pauvre en utilisant des termes péjoratifs

Dans ce second paragraphe, nous allons donc nous intéresser à la description péjorative de l’enfantpauvre, et à son environnement.
Nous allons commencer ce deuxième paragraphe par l’étude de la description du lieu dans lequel se trouve l’enfant pauvre. Celle-ci comprend des termes qui évoquent la misère et la dureté : « chardons et les orties » ligne 18. Il s’agit donc de noms qui suggèrent un quotidien agressif et douloureux .Nous apprenons également, que l’enfant se trouve sur uneroute ; ce dernier est donc livré aux hasards de l’errance.
Après cette description du lieu, nous avons un portrait de l’enfant pauvre ; ce dernier est également décrit de façon à renforcer son état de pauvreté : «  pâle, chétif ». De même, le mot « fuligineux » a une connotation sinistre et triste ; la suie étant une poussière noire. Le locuteur va jusqu’à dire qu’il s’agit d’un...
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