Le joyau de la reine

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  • Publié le : 7 mars 2010
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Le joyau de la reine
Livre quatrième

I)L’androgyne telle une créature dans la mémoire collective
II)L’idéalisation du temps antique
III)Les caractéristiques essentielles du mythe ethno-religieux

« Le joyau de la reine »de Carl Jonas Love Almqvist, est un roman qui a été parfois considéré comme un roman historique, si on tient compte quel’action se déroule en 1792 au moment de l’assassinat de Gustave III, rois de Suède, lors d’un banquet. On peut donc noter que C.J.L.Almqvist construit son récit autour d’un noyau historique.
« Le temps des duels et des chassés-croisés jaloux, le temps des aventures piquantes, des cheveux en bataille et des cœur en feu !.. »qui ouvre le roman,peut suggérer peut-être un brouillage de sexe ouun désordre amoureux :d’un côté Clas Hanrik et Ferdinand et d’un autre côté Amanda et Adolfine dont les désirs les uns pour les autres finissent par être difficilement indentifiables et semblent converger tous vers un point absent.
Le texte qu’on étudiera, le livre quatrième, est un dialogue qui surgit comme de nul part, car il n’a aucun lien avec les passages précédents. On peut penserque l’auteur choisit cette forme dramatique à ce moment précis pour donner du rythme au récit et peut-être aussi pour attirer l’attention du lecteur.
Ce dialogue entre les deux médecins a pour sujet central la « créature », l’androgyne pour en finir paradoxalement sur un sujet assez abstrait ,le bal masqué .On remarque que « Le joyau de la reine » expose d’entrée le principe du mythe del’androgyne.
La phrase qui se trouve en haut de la page 83 est une sorte de résume, d’explication de ce passage qui met en garde le lecteur : «Des chimères, mon cher monsieur, des jeux de savants. Cette créature n’est pas un androgyne, mais un être humain comme les autres, croyez-moi » .Dans la mémoire universelle, l’androgyne est considéré telle une créature, terme péjoratif.
Dès le début de ce dialogue,le lecteur peut s’apercevoir de l’opposition entre les deux personnages, une opposition qui imprègne le texte d’une texture comique. Les deux médecins dialoguent sur le cas médico-légal d’un mystérieux individu au sexe incertain .Comme dans le mythe primitif, l’androgyne n’est ni mâle ni femelle, il est les deux genres à la fois. On peut noter aussi que le lecteur peut sentir l’ambiance danslaquelle se déroule cette conversation ; « Parlez donc moins fort ».Dans la réplique du premier médecin : « Où va-t-on si des hommes des science comme vous et moi sont sollicités pour des affaires pareilles ! »on sent la fausse modestie, voir même la prétention. A nouveau, le deuxième médecin semble beaucoup plus raisonné ; « mieux demander conseil à la science.. » ; de cette réplique, on peut tirerla conclusion que l’androgyne à cette époque était un être persécuté. La « créature » est à la base de touts les malheurs qui sont énumérés ensuite.
A la ligne 5 de la page 85, le second médecins le nomme : « créature obscure », on peut supposer qu il utilise cette appellation car l androgyne est mal connu dans la société. Au cours du XIXème siècle, à la tradition ésotérique de l’androgyne s’esttoutefois ajouté un sens social. Le symbole de l’androgyne est en effet utilisé par des penseurs sociaux pour dire l’abolition des différences entre les sexes certes, mais aussi entre les classes sociales.
« Quel être détestable »souligne une nouvelle fois la non acceptation d’un être différent, qui normalement pour un homme de science tel un médecin devrait être mieux connu. En fait on peutnoter que le premier médecin se ridiculise par ses répliques, mais aussi par le second médecin.
Alors que l’absence de toute référence au mythe chez Balzac et Gautier pouvait faire douter de leur connaissance du discours d’Aristophane dans le Banquet, Almqvist montre tout au contraire une connaissance, sinon précise du moins synthétique, de la tradition de l’androgyne. Les interrogations...
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