Le langage dans fin de parie

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  • Publié le : 4 octobre 2010
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Dans les années 50 et 60 se développe une tendance de la littérature française qui sera nommée d’après un article d’Emile Henriot dans le journal Le Monde en 1957et un recueil d’articles d’Alain Robbe-Grillet, intitulé "Pour un nouveau roman" (1963). Cette tendance regroupe en fait des individus au style différent (AlainRobbe-Grillet, Michel Butor, Claude Ollier, Nathalie Sarraute, Robert Pinget, Claude Simon, Marguerite Duras) mais qui publient chez le même éditeur parisien, LesÉditions de Minuit, et dont le directeur, Jérôme Lindon, joue dans les lettres françaises un rôle comparable à celui joué entre les deux guerres par Gaston Gallimardou Jacques Rivière.
Un point commun cependant réunit cette "collection d’écrivains" (Jean Ricardou): le rejet du roman traditionnel, de type balzacien, danslequel prime la chronologie et la fiction, le personnage et la psychologie, la structuration d’une intrigue en causes et effets, en bref, la construction d’unepseudo-réalité sur une base anthropomorphique. A l’univers structuré du roman qui privilégie l’écriture de l’aventure d’un personnage, les nouveaux romanciers opposent"l’aventure d’une écriture" (Ricardou), qui est avant tout une recherche sans finalité, une exploration de l’inconscient, dans laquelle le sujet (personnages,intrigue, situations) est dilué. Cette vision de l’écriture conduit à des textes qui mettent en valeur la présence des objets, du temps et de l’espace, des obsessions,de la mémoire et leurs rapports avec l’auteur. Le roman devient ainsi une écriture dont l’objet est l’acte d’écrire, un acte qui vise finalement le langage.
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