Le langage

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  • Publié le : 24 mai 2011
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Sujets
Notre pensée pour s’exprimer passe-t-elle nécessairement par le langage ?
Peut-on tout dire ?
Le silence ne dit-il rien ?
Peut-on dire que l’inconscient parle en nous ?
Une langue universelle est-elle possible ?
Les mots disent-ils les choses ?
Les mots trahissent-ils l’essence des choses ?

Distinctions, définitions, problèmes

- Le langage, une langue, la parole : 1)faculté de s’exprimer et communiquer ; 2) système de signes permettant l’expression et la communication d’informations ou de messages (cf. « un langage ») ; 3) mise en œuvre individuelle du langage dans une langue déterminée, afin de dire quelque chose (ne nécessite pas la voix !
- le signe linguistique et les différents types de signes : qui dit langage, dit signe ; qu’est-ce qu’unsigne ?
a) définition générale : existence sensible renvoyant à quelque chose d’absent, dont elle tient lieu (cette existence sensible n’est pas perçue pour elle-même : on perçoit ce à quoi elle renvoie, ce dont elle tient lieu) ; être le signe de quelque chose, c’est l’exprimer
b) mais si tout langage suppose le signe, tout signe est-il « linguistique » à proprement parler ? Non : ily a différents types de signes :

Signe linguistique
(Saussure) Unit, non un nom et une chose, mais un concept et une image acoustique, ou un signifié et un signifiant :
Rapport : non naturel mais arbitraire, conventionnel/ culturel (pas de lien naturel entre la suite de sons « sœur » et l’idée de sœur ; preuve : pas une seule langue)
Signe naturel (l’indice) Le signifiant « ressemble » ausignifié ou a un lien avec lui : exemples : la fièvre est l’indice/ le signe de la maladie, la fumée, du feu, etc.
Le signal Le signifiant est supposé susciter une réaction. Exemple : la sonnerie à la fin d’un cours, le dos d’âne (code de la route). S’il suppose un certain apprentissage et n’est donc pas naturel mais conventionnel/ culturel, il n’est toutefois pas lié arbitrairement au signifié.Parler, c’est être capable de comprendre des signes linguistiques, ce qui suppose une faculté de représentation élaborée, abstraite, puisqu’on se sert de choses qui renvoient à des « choses » absentes, et que ces choses sont des idées, pas des choses particulières. Le langage a un lien très lâche avec la réalité, il renvoie à toute une élaboration du monde par l’homme.

- langage etculture : le langage est culturel, à la fois parce qu’il n’est pas naturel, rivé aux besoins, et nécessité par la nature (cf. convention, arbitraire), mais aussi en ce que les mots qui le constituent sont des signes, des concepts. Ces concepts sont des définitions, des représentations générales et abstraites, qui renvoient à notre façon de voir le monde, à nos connaissances, etc. Ce qui distingueles langues, ce n’est pas seulement la façon de dire ou d’écrire les mots, mais avant tout les idées auxquelles ils renvoient. Exemples : Ainsi, le mot de « vache » n’a pas la même signification ou le même signifié pour nous occidentaux et en Inde (cf. caractère sacré). cf. Gavagai ; les plantes
Nous découpons le réel suivant nos connaissances, suivant nos besoins, notre façon de vivre… cf.Bergson.
- communiquer et parler : cf. texte Descartes (la différence se comprend surtout à propos du problème du langage animal)

- penser et parler : la pensée pré-existe-t-elle au langage ? peut-on penser indépendamment des mots ? On répondra (cf. Hegel) que la pensée qui préexiste au langage n’est qu’une pensée confuse, qui se cherche : on ne peut penser avant d’avoir recoursaux mots ; c’est que penser, ce n’est pas percevoir, sentir, ou avoir conscience en général, mais c’est avoir une représentation générale et abstraite, une définition. NB : si le langage était accidentel dans la formation de la pensée, alors, on dirait qu’il n’est qu’un outil de communication, qu’il ne sert que les besoins de la société, les besoins naturels (pas d’importance alors)

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