Le langage

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  • Publié le : 23 décembre 2009
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Le langage
En quoi le langage est-il un facteur déterminant dans chaque culture ?
Le terme de langage ne s’applique que pour l’homme. Il ne sert pas qu’à communiquer.
Opposition signes / signaux
Il n’y a de langage que dans l’intention de signifier, or elle suppose l’usage de signes, ou bien de mots, ou encore de gestes du langage des sourds et muets dont le sens révèle la nécessitéde l’interprétation.
Cette situation langagière complexe n’est pas une simple communication. Pour communiquer, on aurait besoin que d’un décodage de signaux. Les signaux ont un sens univoque.
La situation de communication chez les animaux fonctionne par des signaux qui inscrivent leur conduite dans le couple action / réaction, c’est-à-dire si le signal est capté, il provoque une réactionphysiologique, en général immédiate ; au contraire les signes linguistiques doivent être utilisés dans une forme de réciprocité dont le sens peut être à chaque fois individuel.
Texte p. 132-133 : Descartes, 17e siècle
Mise en évidence entre le langage et la pensée.
Ligne 3 : âme : synonyme de conscience.
Descartes : représentant de la philosophie du 17e siècle.
Référencede la leçon :
P. 132-133 : Descartes
P. 133-134 : Leibniz
P. 136-137 : Bergson
P. 135 : Hegel
P. 137 à 138 : Saussure
Quels rapports entretiennent langage et pensée ?
Le langage est une faculté strictement humaine permettant la représentation du réel. Cette faculté de signifier est la seule preuve objective de l’existence de la pensée.
La premièreaffirmation est démontrée par Benveniste dans son livre, où l’on trouve la définition précise de la faculté de symboliser : « la faculté de représenter le réel par un signe et de comprendre le signe comme représentant le réel, donc d’établir un rapport de signification entre qqch et qqch d’autre ». Cette faculté caractérise l’accès au niveau ontologique de la culture.
La seconde thèse estexprimée par Descartes et les deux propositions s’accordent sur un point commun énoncé ainsi par Benveniste : « appliquée au monde animal, la notion de langage n’accourt que par abus de terme ». Cependant, entre les deux propositions, le rapport entre langage et pensée analysé sous d’autres aspects a été inversé. Le langage n’est plus comme l’habit de la pensée qui lui serait antérieur, maisconstitutif de la pensée, c’est-à-dire sans langage, pas de pensée !) Ce cheminement comprend deux étapes : après avoir analysé la position classique, il faudra comprendre la réponse philosophique contre une attaque toujours prête à rejaillir ou le fait que l’analyse linguistique calme le langage comme objet d’étude a eu pour résultat la réélaboration de la notion de signes.
L’opposition entre signe etsignal est acquise dès la différenciation par Descartes entre le langage humain « fait à-propos » et l’expression du corps par l’animal utilisant de simples signaux dont on peut dire qu’ils sont naturels à la fois dans leur origine et dans leur but. Dans cette conception, la classe des signes est très large puisqu’elle englobe toute invention humaine ayant pour fonction d’exprimer des pensées(mots, langage visible des sourds / muets, la langage braille pour les aveugles). L’intention de signifier préexiste au langage mais elle lui survit chez les personnes privées accidentellement de la faculté de parler. Dans cette perspective, les signes ont un référent extérieur correspondant soit au sens pour les mots de relation, soit à l’image de l’objet ainsi désigné, par exemple, le terme « arbre» renvoie à toute la classe de ces objets réels.
Toutefois, cette relation entre l’objet désigné par le mot et le mot lui-même est le résultat d’une convention (qqch qui varie selon les langues) et donc, leur lien aurait pu être différent. Cet arbitraire d’origine n’empêche pas que l’usage, une fois établi, s’impose à tous les locuteurs et n’empêche pas non plus l’évolution des langues au...
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