Le language

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  • Publié le : 22 décembre 2012
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Analyse du sujet :
Il s'agit de s'interroger sur les rapports entre pensée et langage, avec comme présupposé que la pensée est première et que le langage ne serait que le moyen ou l'instrument de la rendre sensible.
A partir d'expériences concrètes ( incompréhensions, malentendus, termes impropres à exprimer une idée,...), il faudra s'interroger sur les relations entre pensée et langage endéployant les différents sens du terme « trahir » : s'agit-il de manquer à quelque chose que l'on devrait observer ( trahir un secret ) ? de tromper ( trahir quelqu'un intentionnellement), ou de révéler ce qui est caché ou tu ( comme un sourire trahit une satisfaction intérieure)

Problèmes posés par le sujet :
Attention à ne pas réduire le sujet à « peut-on penser sans le langage ? » ou « lelangage est-il second par rapport à la pensée ? »
Les problèmes posés par le sujet renvoient au lien entre pensée et langage, en comprenant le langage au sens large, qu'il s'agisse du langage courant, du langage mathématique ou conceptuel, du langage artistique (rappel : on parle de système de communication par signaux chez les animaux, pas de langage du fait qu'il n'exprime pas de pensée)Peut-on supposer une pensée parfaite, claire que le langage obscurcirait ?
Si le langage peut trahir ma pensée, suffit-il de mieux exprimer ce que je conçois clairement ?
N'est-il pas de l'essence même de la pensée que de constituer par et dans le langage ?

Annonce du plan :

La pensée comme travail de conception et d'intellection claire et distincte bute souvent sur la langage incapablede la retranscrire ( le langage me trompe) (I)
Un effort d'attention et de recherche de la vérité suffirait alors à produire un discours équivalent à une pensée (II)
Mais il appartient à la nature de la pensée de ne pas exister sans langage, le langage révèle alors la pensée( III)


1- Le langage, obstacle à l'expression correcte de la pensée :

A. Le langage trahit la pensée enmanquant à son devoir de transcription fidèle des idées

a) expérience familière de malentendus :
Rappeler le double sens de malentendu : mal exprimé et mal compris.
Les mots manquent pour exprimer une pensée pourtant claire à mon esprit.

b) le langage comme masque de la pensée :
cf .Descartes pour qui la cause d'erreurs vient de ce que « les hommes donnent leur attention aux parolesplutôt qu'aux choses et leur consentement à des termes qu'ils n'entendent point » (Principes de la philosophie, §74)

c) distinction présumée entre activité conceptuelle et transmission langagière :
Cf. le projet de Leibniz de langage universel où les signes ne renverraient qu'à des formes conçues par l'entendement : mal parler, ce n'est pas utiliser des mots de travers mais ne « point y attacherd'idées claires » ( Nouveaux essais sur l'entendement humain)
le langage trahit alors la pensée parce qu'il n'identifie pas l'idée au mot correspondant ( d'où le projet de langage universel mathématique)




B. La pensée se servirait alors du langage comme outil qui lui échapperait

a) la pensée trahie par le langage, c'est-à-dire trompée
cf. les exemples d'ambiguïtés qui viendraientdes mots, de leur contexte, mais pas des choses qu'ils sont chargés d'exprimer

b) la précipitation, facteur d'erreur, de trahison par les mots d'idées claires :
cf. les dialogues entre Socrate et ses interlocuteurs ( Gorgias par exemple et le recherche de la définition de la rhétorique) : Socrate exprime par ses interrogations une pensée que ses interlocuteurs emportés par la passion,défigurent




2- Un effort d'attention et de recherche de la vérité suffirait alors à produire un discours équivalent à une pensée :

A. L'attention à la pensée passe par un travail d'intellection, pas d'expression :

a) Si le langage trahit la pensée, au sens où il manque à son devoir de l'exprimer correctement, il suffit d'une méthode correcte pour réparer cette « erreur ».

b)...
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