Le legs caillebotte

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  • Publié le : 30 novembre 2011
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Le legs Caillebotte

Gustave Caillebotte, naquit en 1848 dans une famille très aisée qui construit sa fortune dans les textiles, puis dans les biens immobiliers. Il fut frappé d’une congestion cérébrale le 21 février 1894. Il était entré à l’école des beaux arts en 1873 où il fut l'élève de Léon Bonnat. En 1874 il visita la première exposition impressionniste ou il eut l’occasion de faire laconnaissance des peintres de la nouvelle école, tel que Renoir, Monet et Degas.  Etant riche et généreux, Caillebotte aidera financièrement tout au long de sa vie ses amis impressionnistes en leur achetant leurs œuvres à des prix élevés et en supportant les frais de leurs expositions.

Sa disparition prématurée et sa production couvrant une vingtaine d’années seulement, qui était une productionirrégulière du fait des autres activités auxquelles il s’adonnait selon les divers saisons et les circonstances, font que jusqu’à une période récente il n’a pas été accordé à Gustave Caillebotte la place qu’il mérite dans le mouvement impressionniste. C’est donc dans un laps de temps relativement court (21ans) qu’il construit une œuvre solide et imposante, reposant sur trois cents peinturesrépertoriées et de très nombreux dessins préparatoires. Caillebotte est reconnu comme étant un peintre, mais cette homme était extrêmement polyvalent. Sa famille possédait dans la région parisienne une grande propriété de 11 hectars ou il pratiquait le jardinage et l’horticulture sa peinture en donne plusieurs témoignages. Caillebotte était également un très grand passionné des sports nautiques. Ilpratiquait assidument ses activités avec ses amis et il s'en empara également pour brosser de nombreuses toiles DIAPO. Il découvrait par la suite avec son frère Martial la plaisance sur la Seine et deviendra membre du Cercle de Voile de Paris à Argenteuil. Suite à cela il acheta une propriété au Petit-Gennevilliers. Caillebotte, se donnant pleinement les moyens d’assouvir sa passion, agrandit lapropriété et créa un chantier naval près de sa maison. DIAPO Il y dessina de nombreux plans de voiliers, en construisit certains, et gagna lui-même de nombreuses compétitions. Etant un habitant de Gennevilliers il fut élu au Conseil Municipal. Et comme à son habitude, il ne fit rien à moitié, il s’investit à fond dans la gestion de la commune, alla jusqu’à payer sur ses propres finances l’éclairage publicet l’uniforme des pompiers.

Quelque année au par avant il hérita d’une partie de la fortune de son père, ce qui lui permit de vivre sans contrainte et de soutenir ses amis impressionnistes.

Ainsi dès 1876 il acheta une première toile à Monet DIAPO (« Régates à Argenteuil »), qui était à l’époque dans le besoin, lui prêtant de l’argent et payant même le loyer de ses ateliers successifs. Desachats au-dessus du prix normal allaient suivre, auprès de Renoir DIAPO (« Le bal du moulin de la Galette »), Pissarro, Degas et autres, jusqu’à la dernière acquisition en 1883 d’une œuvre majeure : DIAPO « Le balcon » de Manet. Certaines expositions impressionnistes furent financées par Gustave Caillebotte lui-même, qui sans sa générosité n’auraient sans doute pas pu se tenir.

A la disparitionde son frère René en 1876, Gustave Caillebotte qui avait semble-t-il la prémonition d’une mort prématurée, avait rédigé un testament par lequel il léguait à l’Etat la totalité des œuvres achetées à ses amis, soit 69 au total DIAPO . Cette liste ne comprenait aucune de ses propres œuvres, qu’il ne jugeait sans doute pas dignes de figurer auprès de celles de Monet, Pissarro, Renoir ou Degas. Cesœuvres forment aujourd’hui une part importante de la collection du Musée d’Orsay.

La procédure testamentaire

Sur son testament rédigé en 1876 il avait écrit :

« Je donne à l'Etat les tableaux que je possède, seulement, comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle façon que les tableaux n'aillent ni dans un grenier ni dans un musée de province, mais bien au Luxembourg et...
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