Le loup et le chien, jean de la fontaine

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  • Publié le : 29 décembre 2011
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Le Loup et le Chien, de Jean de la Fontaine.

Cette fable qui met en scène la rencontre d’un chien qui aime son confort et d’un loup qui aime sa liberté, ne comporte ni précepte ni devise.
Devons nous penser pour autant que cette fable ne délivre pas d’enseignement moral ?
Vers quel animal ce trouve donc la sympathie du fabuliste ?

I.L’art du récit
1) Un récit bien construit
2)Un récit bien rythmé
II. La dimension argumentative du texte (ou force de persuasion de la fable)
1) Des animaux personnifiés
2) L’enseignement de la fable

L’intérêt du lecteur est suscité par l’aspect dramatique de la confrontation : la fable ce présente comme une pièce de théâtre avec un décor, des acteurs, une action.
a)Le premier mouvement, 1ère scène.
Vers 1 à 12, en unvers (le 1er) la situation effrayante du loup est exposée face à la situation du chien plein de santé (vers 3) à laquelle il s’oppose d’entrée.
b) Le deuxième mouvement.
Vers 13 à 31, le discours persuasif du Chien :
- Vers 13 à 21, la mise en accusation de la façon de vivre des loups
- Vers 22 à 31, apologie de la servitude. La psychologie des personnages évolue : c’est le loup qui ce retrouveen position d’inférieur.
c) Le troisième mouvement.
Vers 32 à 40, deuxième retournement de situation : apologie de la liberté qui ce fait à travers un dialogue où les répliques se précipitent.
d) Le quatrième mouvement.
Vers 41, le dénouement, le loup quitte la scène en courant, il reste le chien.
L’emploi du présent d’énonciation pérennise la fuite du loup.

Donc le récit est donc bienorchestré en quatre parties presque égales.

a)Une fable dynamique.
Peu d’action, peu de mouvement et pourtant un texte bien dynamique. Ceci grâce à l’évolution du loup et à ses différentes réactions soit des retournements de situation. Naturellement sauvage puis humble par tactique ensuite réellement séduit par le discours du chien, il finira par s’enfuir horrifié.
b) Une structurehétérométrique.
(On parle de structures hétérométriques lorsque le texte mélange des vers de différents longueurs).
Composée d’octosyllabe, de décasyllabe et d’alexandrin, cette structure donne du rythme au texte.
- Aux rimes plates et aux vers courts du début (vers 5 à 17) succèdent des rimes croisées embrassé et des vers plus long.
Les vers court au début suggèrent l’agitation du loup (suspense). Puistout ce calme quand le dialogue s’instaure : les vers s’allongent.
Enfin (vers 33 à 37) le contraste entre la longueur de l’alexandrin et le rythme haché des questions suggère le décalage entre l’insistance du loup et les réponses évasives du chien.
Donc aucune monotonie dans ce texte.
c)Alternance récit – discours.
Si l’on observe la quantité textuelle accordée au dialogue, elle est plusimportante que celle du récit : cette mise en valeur du discours direct autorise bien un rapprochement entre la fable et le théâtre.

L’art du récit tiens au variation, des modes de vision (exemple : au début, on a les pensées du loup) et aussi des variations aux paroles rapportées des deux personnes . Au milieu du dialogue, le narrateur dénonce rapidement le retournement de situation (vers 30 à32) et s’éfface aussitôt.
Il intervient dans le dernier vers pour donner l’épilogue, notons d’ailleurs dans le vers 41 qu’il y a un mélange de temps du récit (court : présent d’énonciation). Ce présent suggère que le narrateur s’adresse directement au lecteur comme s’il nous parlait : la distance entre l’écriture et la lecture est effacée ainsi récit et discours sont étroitement mêlés sans qu’iln’y ai de temps mort.
Alternance récit – discours = plus de vivacité, plus de rythme
Donc plaisir du lecteur.

Les personnages incarnent des êtres-humains.
a)Des éléments :
En plus des éléments traditionnels (majuscules aux noms, les animaux doués de paroles) on peut relever une métaphore filé militaire qui rapproche hommes et animaux : attaqué...
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