Le mal : un bien ? vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les trois œuvres au programme.

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  • Publié le : 8 décembre 2010
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Sujet : Le mal : un bien ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les trois œuvres au programme.

Introduction rédigée

(Amorce ) Dans Le Diable et le bon Dieu, de Jean-Paul Sartre, drame en trois actes représenté pour la première fois en 1951 au théâtre Antoine, le personnage de Goetz affirme : « Fais le Mal : tu verras comme on se sent léger ! » Dans cette affirma­tion, le malest vanté pour ses vertus bénéfiques, plus encore curatives (ou purgatives ?). (Citation du sujet .) Ainsi, le mal pourrait-il être un bien ? (Analyse du sujet et reformulation de la thèse .) Paradoxalement, dans cette interrogation, le mal est envisagé spontanément, immédiatement comme un bénéfice, un gain pour l'homme. Il serait son allié. (Formula­tion de la problématique .) Néanmoins, laforme interrogative doit interpeller : comment cet ennemi juré de l'homme, source de tant de maux et de souffrances, pourrait-il servir l'homme ? Au lieu d'être un allié, le mal peut être au contraire pensé comme ennemi juré de l'homme, comme une force destructrice et malfaisante. Alors, le mal : allié ou ennemi ? (Annonce du plan .) Nous nous appuierons sur la tragédie shakespearienne Macbeth, sur laProfession de foi du vicaire savoyard du philosophe des Lumières Rousseau ainsi que sur le roman de Giono intitulé Les Ames fortes, afin de montrer tout d'abord que le mal se révèle nocif et dangereux (I) mais que, paradoxalement, il peut être un allié (II). Finalement, on sera amenés à mettre en relef que la question du mal est amorale : ni allié, ni ennemi, le mal s'impose par son évidence(III).

/. Le mal est un ennemi

Vecteur de troubles ; hostile à l'épanouissement de l'homme.

• Source de mort (pour les autres)

Le mal est profondément et radicalement destructeur car il provoque la mort.

- Macbeth :. Duncan est victime de l'ambition démesurée de Macbeth et de son épouse (scène du meurtre, II, 2).

- Profession de foi du vicaire savoyard : les âmes « cadavé­reuses »,heureusement rares selon Rousseau, sont « deve­nues insensibles, hors de leur intérêt, à tout ce qui est juste et bon » (p. 85). Dans ces âmes noires, l'égoïsme prévaut ; l'amour de soi a été perverti en amour-propre. Par consé­quent, l'attention portée à autrui tend à s'annihiler. Le mal évacue, annule, les autres au profit d'un « moi » hypertrophique.

- Les Ames fortes : Thérèse par sarapacité et son avidité au gain dépouille les Numance de leurs biens et de toute leur fortune. Monsieur Numance meurt à la suite de la cession de sa propriété et madame Numance, si elle ne meurt pas, disparaît à jamais. Thérèse fait tuer aussi Firmin.

* Source de culpabilité (pour soi)

Le mal ronge de remords les personnages de nos textes. Protagonistes hantés par la culpabilité et laconscience de la faute.

Macbeth : insomnies et somnambulisme du couple Macbeth/lady Macbeth (scène du banquet III, V «Il vous manque, gardien de toute créature,/Le sommeil », p. 181 ; errance nocturne de lady Macbeth, V, 1 « Vous voyez, elle a les yeux ouverts », p. 251. Dans son sommeil troublé, lady Macbeth tente désespérément de se débarrasser de l'« odeur de sang » qui empoisonne sa « petitemain », p. 251.)

Profession de foi du vicaire savoyard : . disjonction entre le vouloir et le pouvoir : « je vois le bien, je l'aime, et je fais le mal. » (P. 71). Sentiment douloureux en l'homme de céder aux « passions » alors que sa conscience lui fait voir les « délices » de la sagesse.

Les Ames fortes : l'absence de culpabilité chez madame Numance surprend les gens du village. Soupçonnée deruiner son mari (en ayant un amant ? un train de vie fastueux ? la passion du jeu ? une charité hémorragique ?), elle continue de se promener sans ciller dans les rues de Châtillon. Absence totale de culpabilité chez Thérèse aussi.

• Source de désordre (pour la société et l'ordre du monde)

Le mal désorganise le cours des choses, l'ordre du monde, engendre le chaos.

- Macbeth...
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