Le mal

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Pour ce qui est du libre arbitre, je confesse qu'en ne pensant qu'à nous-mêmes, nous ne pouvons ne le pas estimer indépendant ; mais lorsque nous pensons à la puissance infinie de Dieu, nous ne pouvons ne pas croire que toutes choses dépendent de lui, et, par conséquent, que notre libre arbitre n'en est pas exempt

[…]

Ainsi celle de notre libre arbitre ne nous doit point faire douter del'existence de Dieu.

Car l'indépendance que nous expérimentons et nous sentons, et qui suffit pour rendre nos actions louables ou blâmables, n'est pas incompatible avec une dépendance qui est d'autre nature, selon laquelle toutes choses sont sujettes à Dieu.
Descartes. Lettre à Élisabeth 1645.

Un homme peut-il vouloir le mal pour le mal ?

A cette question, me semble-t-il, nous pouvonsrépondre par la négative.
Où il y a liberté, il n'y a pas de place pour le mal.

Aucun individu dont la conscience serait souveraine*, n'engendrerait le mal pour le mal.

* Si la conscience de l'homme gouvernait entièrement sur ses pulsions, il n'y aurait plus de transgression. La transgression est la victoire des forces primaires, sur la volonté, la morale, le libre arbitre.

Chaque mauvaiseaction envers un semblable, répond avant tout à l'exigence intime du malveillant.
La victime n'est pas le but du bourreau mais le moyen. Elle est l'artifice permettant au criminel d'assouvir sa tension intime. D'étancher ou de défouler un besoin interne.
Le criminel vise prioritairement à répondre à sa propre exigence.

Il peut se sentir contraint d'obéir à un ordre, contraint de chercher àsatisfaire un désir égoïste. Il peut vouloir réparer son équilibre psyco-physiologique perçu comme rompu. Il peut chercher à apaiser une trop grande haine ressentie comme une souffrance, ect.

Du pur égoïsme

En somme, le transgressant ne vise pas prioritairement à faire du mal à la victime. Il aspire avant tout à se faire du bien à lui.
Il veut jubiler, se repaître, jouir à travers le malqu'il enfante. Il désire rassasier un appel intérieur, apaiser son malaise (dans le cas de la vengeance par exemple).

C'est pourquoi, selon notre philosophie, la cruauté et l'injustice découlent avant tout du narcissisme. Ces conduites procèdent d'un manque d'empathie, d'une incapacité à se mettre à la place d'autrui.



Vengeance et vendetta
L'art de mal apaiser sa colère

Apaiser safureur prédomine sur la souffrance à infliger

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Péricles

Pour Socrate, l'homme, s'il en avait les moyens, éviterait le « mal ». Nous souscrivons totalement à cette approche.

De la vengeance

Prenons le cas de la vengeance pour illustrer ce point de vue philosophique.

Un homme est fou de rage envers une personne qu'ilestime son ennemi ou son rival. Il ressent une souffrance intérieure inouï.
Seul, un acte de vengeance, pense-t-il, va pouvoir restaurer son équilibre.

En réalité, la souffrance infligé au rival, n'est pas la motivation première de ce « mangeur froid ».
Celui-ci vise avant tout la cessation de son propre tourment.

Si notre homme disposait par exemple, d'une instrument capable d'apaiser laviolence de sa frustration, il l'utiliserait. S'il existait une machine pour « laver son honneur », il choisirait naturellement d'employer la machine.

S'il existait une pilule cathartique permettant d'éviter les conséquence* d'une vengeance purgative, qui l'écarterait ?

*mauvaise conscience, remords, possibilité de regretter son geste, répercussions juridiques, punitions, prison, vengeance enretour, ect.

La plupart des adeptes de la vendetta l'esquiverait s'ils en avaient les moyens.

De la malhonnêteté

Un malfaiteur pouvant s'offrir les sensations* du brigandage, sans le commettre, éviterait d'abuser ses congénères.

*montée d'adrénaline, désir de gloire et de pouvoir, appât du gain, goût du risque etc.

Un gangster qui pourrait jouir de ses malversations sans les...
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