Le mal

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  • Publié le : 22 avril 2011
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L’édition utilisée est : ROUSSEAU, « Profession de foi du vicaire savoyard », édition de Bruno Bernardi, Dossier de Gabrielle Radica, GF Flammarion n°1448, 1996 et 2010. Première partie de la « Profession de foi du vicaire savoyard ». (« Mon enfant, n’attendez de moi (…) c’est à elle de s’approcher. » pp.51-96)

Plan
A. Dogmatique. (« Mon enfant (…) de me sentir accablé de ta grandeur. »pp.51-83) 1) Le vicaire relate comment il en vint à douter de la distinction du bien et du mal. (« Mon enfant (…) chez les athées il serait croyant. » pp.51-55) a) Le vicaire présente sa profession de foi comme l’expression de son cœur. Ayant la raison en commun avec son interlocuteur, cette profession de foi peut être valable pour tout autre homme. (« Mon enfant (…) pourquoi ne penseriez-vous pascomme moi ? » p.51) b) L’histoire du vicaire. (« Je suis né pauvre et paysan (…) athées il serait croyant. » pp.51-55) (1) Comment on choisit la prêtrise comme une supposée meilleure profession que celle de paysan pour le futur vicaire. Il apprit passivement. Bientôt son vœu de chasteté comme prêtre catholique fut contredit en lui par la nature. (« Je suis né pauvre et paysan (…) plus que je nepouvais tenir. » p.51) (2) La conscience est plus forte que les lois sociales. Elle est conforme à la nature qu’on ne peut combattre en vain. (« On nous dit que la conscience (…) peut céder sans crime. » pp.51-52) (3) Sa sexualité et le mariage. C’est son respect pour l’institution du mariage et sa sincérité qui le perdirent. En séduisant une femme non mariée, il causa un scandale qu’on lui imputa entort. Il en fut vilipendé. (« Dès ma jeunesse (…) faute pour échapper au châtiment. »p.52) (4) Cette expérience amena l’apparition tardive de son incrédulité par comparaison avec la précoce incrédulité de son jeune disciple. (« Peu d’expériences pareilles (…) plus difficile à détruire. » pp.52-53) (5) Son doute, différent de celui de Descartes (1596-1650) parce que subi et non voulu, le gène car ilest impossible pour lui de s’en tenir au scepticisme. (« J’étais dans ces dispositions (…) mieux se tromper que ne rien croire. » p.53) (6) La foi catholique refusant tout examen, rend, une fois ébranlée, le scepticisme inéluctable. (« Ce qui redoublait mon embarras (…) je ne savais plus où m’arrêter. » p.53) (7) Les philosophes. (« Je consultai les philosophes (…) il serait croyant. » pp.54-55)(a) La lecture des philosophes est inutile : ils sont orgueilleux et se détruisent les uns les autres. (« Je consultai (…) mon incertitude. » p.54) (b) La finitude de l’esprit et l’orgueil expliquent la diversité des opinions. Les hommes sont incapables de s’en tenir aux bornes de l’esprit humain (« Je conçus que l’insuffisance (…) par rapport à lui. » p.54) (c) Les philosophes sont peu soucieux dela vérité, ils préfèrent leur gloire. (« Quand les philosophes (…) athées il serait croyant. » pp.54-55)

2) Le vicaire relate comment il en est arrivé à sa méthode, à savoir renoncer au système – même au meilleur, celui de Clarke (1675-1729) – et prendre le sentiment comme guide. Il doit commencer par s’examiner lui-même. (« Le premier fruit que je tirai de ces réflexions (…) à son usage. »pp.55-56) a) La recherche doit être limitée à la pratique. (« Le premier fruit (…) savoir. » p.55) b) Le guide est la lumière intérieure et non les philosophes car même si elle trompe elle ne peut pas dépraver comme leurs mensonges. (« Je compris encore (…) à leurs mensonges. » p.55) c) Le vicaire rejette les multiples systèmes philosophiques plus absurdes les uns que les autres avec leursprincipes différents, même celui de Clarke qui seul explique tout. (« Alors, repassant dans mon esprit (…) pas plus de difficultés que les autres ? » pp.5556) d) Il adopte la méthode du sentiment comme critère du vrai pour les principes, leurs conséquences, en admettant une sphère du doute là où la pratique n’est pas intéressée. (« Portant donc en moi l’amour de la vérité (…) la pratique. » p.56) e)...
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