Le management de transition

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3123 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 août 2012
Lire le document complet
Aperçu du document
Comment en vient-on au management de transition ?
La plupart des managers de transition ont un diplôme d’une grande école ou ont complété leur formation par un master spécialisé. Ils ont commencé par occuper des postes pérennes dans leur domaine avant de se diriger vers des missions de management de transition.


Pourquoi ce métier ?

Trois cas se présentent : pour certains managers, ils’agissait au départ de retrouver un poste en CDI, mais l’opportunité d’une mission s’est présentée, ils l’ont alors saisie et ont depuis poursuivi dans cette voie. En effet, les managers de transition ont apprécié de s’investir dans une mission qui mettait en valeur leurs compétences, comme nous le confie Dominique B. : « Pour moi, la mission avait du sens et faisait appel à toutes mes compétenceset expertises, j’ai donc accepté ».
La plupart des managers n’ont pas recherché de CDI depuis, et ont même refusé des opportunités, totalement satisfaits par le système de missions et les avantages qu’il induit, comme en témoigne Pierre H. : « Je n’ai jamais recherché de poste pérenne. On me l’a proposé à plusieurs reprises en fin de mission, mais j’ai toujours décliné en ayant l’impression quej’y perdrais en satisfaction globale. Et puis le management de transition m’apporte un contact privilégié avec les clients. On n’a pas de « blocages », c’est une relation professionnelle qui est par nature efficace parce qu’elle coûte cher, et ça, c’est bien. »

Le réseau peut également jouer un rôle : un de nos managers a adopté ce métier suite à une proposition de Philippe SOULLIER,directeur de VALTUS Transition, alors qu’il était déjà en poste. Devant l’attrait de la mission, celui-ci a alors écourté son contrat pour se consacrer entièrement à son nouveau métier, qu’il a depuis adopté.

Enfin, il arrive également qu’une personne devienne manager de transition « sans le savoir » : c’est le cas de Michel V., qui effectuait déjà l’équivalent de missions de transition alors qu’ilétait salarié de son entreprise : « Même comme salarié, j’étais déjà sur des missions de transformation radicale plutôt que sur des missions de gestion de l’existant. » S’étant aperçu qu’il ne voulait plus intervenir sur des contextes de gestion « classiques », il s’est donc orienté vers le management de transition.

+ rajouter motivations … ?



Quel est l’apport de ce métier à titrepersonnel ?

Le management de transition est une garantie de vivre des situations exceptionnelles et des moments forts. C’est ainsi l’occasion pour les managers d’apporter leurs compétences et leur savoir-faire à une entreprise qui en a besoin à un moment précis, de mettre en valeur tout ce qu’ils ont pu apprendre au cours de leur carrière pour résoudre une situation tendue.

La pluralité desmissions est également un facteur clé de satisfaction en permettant de renouveler sans cesse les expériences, comme en témoigne Philippe C : «: La diversité des expériences que je peux connaître au sein des entreprises, est un vrai enrichissement. Cela m’a permis de rencontrer un grand nombre de personnes et de construire un réseau diversifié. ».

Le statut « extérieur » du manager de transitionapparaît pour beaucoup comme un atout : à la frontière entre simple consultant et salarié de l’entreprise, le manager est opérationnel tout en bénéficiant d’une certaine liberté, très bien décrite par Véronique M. : « J’ai un œil extérieur, si vous voulez… on a les mains dans le cambouis quand on est dans l’entreprise, mais on a en même temps toutes les facilités d’être consultant extérieur. Doncprofessionnellement, c’est très agréable. Je ne voulais plus de liens de subordination, et je n’en ai plus. C’est un élément facilitateur, de confort. »
Ce statut est d’ailleurs avantageux également au niveau professionnel : il permet d’acquérir un niveau de responsabilité très rapidement, pour atteindre un objectif défini à l’avance, comme nous le relate Michel V. : « Il faut dire aussi...
tracking img