Le mariage de figaro acte 2 scène 16

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  • Publié le : 18 avril 2011
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Le mariage de figaro acte II scènes 16, 17, 19

Le MDF est la deuxième pièce de théâtre de la trilogie de Beaumarchais, composée du « Barbier de Séville » et de « La mère coupable ». Beaumarchais, auteur du XVIIIème siècle, a écrit cette comédie au moment où il était célèbre. Le XVIIIème siècle, siècle des lumières, est un siècle de contestation qui remet en cause la société. Le MDF fut d’abordinterdit pendant six ans avant d’être joué en 1784 et elle remporta un vif succès. Beaumarchais, à travers le personnage de Figaro, tourne au ridicule la noblesse.
Les extraits sont issus des scènes 16, 17,18 et 19 de l’acte II. Le comte furieux , pensant que sa femme le trompe entre dans sa chambre pour la surprendre avec Chérubin. Mais ce dernier s’est enfui et Suzanne, la servante de laComtesse, a pris sa place dans le cabinet.
Nous étudierons , à travers ces extraits, comment et pourquoi Beaumarchais mélange les registres dans Le MDF. Dans une première partie, nous verrons d’abord les différents effets comiques qu’utilise Beaumarchais. Puis, dans une deuxième partie, nous analyserons les aspects pathétiques de ces scènes.

Beaumarchais fait de cette pièce une comédie. En effet,Dans les scènes 16 à 19, il utilise différents effets comiques.
D’abord, ces extraits mettent en scène une dispute entre mari et femme et oppose un couple de maîtres à une servante. L’effet comique est donné par la situation.
Au départ : le comte veut piéger sa femme en la surprenant avec son amant Chérubin mais celui s’est enfui et est remplacé par la servante de la Comtesse, Suzanne.
Le coupde théâtre ridiculise le comte qui croyait mettre en difficulté sa femme est à son tour en difficulté avec l’apparition de Suzanne sortant du cabinet (scène 16 : « C’est Suzanne ! » ).. Ce qui produit l’effet comique, c’est que le lecteur est au courant de la situation alors que le comte et la comtesse ne le sont pas : par les didascalies, il sait que Suzanne est à l’intérieur du cabinet et attendla réaction du comte : à la scène 16, « le comte ouvre la porte et recule » montre la stupéfaction du comte.
Puis la situation s’inverse, le comte, au départ sûr de lui, doute de plus en plus. La didascalie « le comte, à part » indique le monologue du comte qui n’en revient pas et continue de se poser des questions  « Mais peut-être, elle n’y est pas seule ».
De même, à la scène 19, « le comtesort du cabinet d’un air confus ; Après un court silence », cette didascalie permet au lecteur de rire des réactions du comte qui est maintenant persuadé de son erreur et ne sait plus quoi dire. Le comte furieux, devient confus : au début de la scène 19, le comte vérifie qu’il s’est bien trompé : « Il n’y a personne, et pour le coup j’ai tort. ».
Ensuite, le comique est aussi donné par les motsemployés par Suzanne. Elle ridiculise le comte, jaloux quand elle apparaît devant lui en disant, en riant scène 17 « Je le tuerai, je le tuerai. Tuez-le donc ce méchant page ! » et elle se moque de lui, scène 19, en disant gaiement « Et moi, Monseigneur ? ». En fait, Suzanne joue la comédie pour sauver sa maîtresse.
De même, l’effet comique est produit par l’inversion des classes sociales .Audébut, le comte a tout les pouvoirs, il domine la scène et sa femme ; la comtesse est soumise à son mari et lui soumet des excuses. Par la suite, avec le coup de théâtre, les rôles sont inversés : le comte est mis dans une situation d’infériorité car il avait tort tandis que la comtesse reprend de l’assurance et ose affronter son mari (scène 19 « Me suis-je….concilier ? »
Suzanne, la servante, profitede la situation, pour rabaisser le comte et s’en moquer (scène 19, « Avouez, Monseigneur, que vous la méritez un peu !)

Nous allons analyser maintenant les aspects pathétiques de ces scènes.
D’abord le champ lexical de la douleur de la comtesse : « mal », « périr », « je suis morte », « tuez », « abandon », « jalousie ».
Le quiproquo entre la comtesse et le comte a un côté pathétique car...
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