Le miroir

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1857 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 1 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Le miroir
Intro :
Tous d’abord, nous remarquons la polysémie du terme de miroir. Littéralement, l’objet est une surface plane qui reflète l’image de celui qui s’y regarde. Cependant, au-delà de la vision matérielle, le « miroir » une pluralité de sens, comme le témoignent la diversité des expressions : « passer de l’autre coté du miroir » c'est-à-dire s’écader de la réalité, « le stade dumiroir » chez l’enfant, le « signe du miroir » chez les schizophrènes ou encore les « miroirs d’eau » de Versailles.
D’une manière plus symbolique, Stendhal pense le roman comme «  un miroir que l’on promène le long d’un chemin ». L’œuvre romanesque est pour l’écrivain réaliste un moyen de refléter sa société. Cependant on voit aussi s’y développer des éléments d’une Italie rêvée, qui ne relèventalors pas des conditions de vie matérielle mais constituent davantage le miroir d’un monde symbolique de Stendhal, relevant davantage de son caractère forgé face à sa société.
L’image présentée comme reflet réaliste d’une société comporte donc ainsi des éléments dépassant la stricte objectivité des faits, et reflétant alors un état d’âme ou des sentiments de l’artiste.
On peut donc se demander sile miroir, qu’il s’agisse de l’objet, de la mimesis artistique ou de la littérature, reflète la réalité ou l’âme de celui qui s’observe ?

I- Quel reflet de notre société perçoit-on à travers le miroir ?
A) L’objet au quotidien
a) L’objet dans l’Antiquité
Psyché : en grec, le terme signifie « âme », alors même qu’il désigne un certain type de miroir de grande taille permettant àl’homme de se voir en entier ambivalence physique/reflet de l’âme

b) Le miroir permet avant tout de se juger soi-même
Narcisse est l'inventeur de la peinture et l'auteur de l'autoportrait, car en se penchant sur son reflet, il est tombé amoureux de lui-même.
Chez Narcisse, le reflet renvoyé par l’eau de la source est ambivalent : le miroir permet de donner une vision à la fois objective parl’aspect de nos traits physiques, grâce auxquels l’homme se connaît. C’est donc une cohésion que l’homme trouve entre ce qu’il est et ce qu’il représente, et son image lui permet de s’accepter comme être charnel.

B) La « mimesis » artistique
a) Aristote, La Poétique : les arts, reflet de quelle réalité ?
« Tous ces arts, d’une manière générale, sont des imitations » => manière derefléter sa pensée, ses émotions ou bien une paysage, etc. Chaque art est cependant un reflet incomplet de la réalité : le son manque à la peinture/photo, la poésie restitue les sentiments mais pas de représentation réelle imagination nécessaire.

En ce sens, le miroir le plus complet semble être le théâtre (comédie ou tragédie) : ≠ éléments de notre perception sensitive : vue (mise en scène),ouïe (voix, chants et musique), sentiments (catharsis, purgation des passions de la tragédie), mouvement (pour Aristote, « la tragédie est l’imitation d’une action », donc bien de la vie).
* L’art ne semble nous montrer qu’une part de la réalité.

b) Tout objet artistique n’est qu’une imitation incomplète de la réalité
Architecture : Image d’un objet = 1 dimension la réalité en 3D nepeut être saisi entièrement : qu’une part de la réalité (Jardins du château de Versailles, par Le Nôtre, en 1661 : symétrie par la seule perspective de la fenêtre centrale du palais des glaces : REFLET INCOMPLET de la réalité)
* Ces jardins splendides sont aussi le SYMBOLE et de la splendeur de Louis XIV.

On remarque dans la peinture, le roman ou les textes de tragédie la faculté derefléter une société passée, à travers ses mœurs. Cela forge pour le spectateur qui redécouvre l’œuvre un sentiment d’hétérochronie symbolique. A la comédie française, on peut assister ojd à des représentations du Tartuffe ou de Phèdre, image rendue de la société française du XVIIème siècle ou dans l’Antiquité.
L’image renvoyée a donc la faculté de se détacher du milieu spatio-temporel et de...
tracking img