Le mondain

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  • Publié le : 12 décembre 2010
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Question de Corpus:

De quoi chacun des auteurs du corpus fait-il dépendre le bonheur ? Nommer et interprétez pour chaque texte un procédé différent au service de l'argumentation.

Nous allons travailler sur les quatre textes de corpus: « Souverain bien »; extrait de Pensées, œuvre de Blaise Pascal publié en 1670; sur une fable « Le philosophe scythe » extraite du deuxième recueil de FablesXII,21, publiée en 1693 et écrite par La Fontaine; sur « Le Mondain », poésie de 1736 et rédigée par le philosophe Voltaire ainsi que sur une œuvre de Jean-Jacques Rousseau intitulé « Ve promenade » et extraite de Les Rêveries du promeneur solitaire de 1776-1778 afin d'identifier de quoi dépend le bonheur d'après chacun des auteurs et de nommer, interpréter les différents procédés qui permettent deconvaincre le lecteur, un procédé au service de l'argumentation.

Tout d'abord, les œuvres du corpus présentent, chacune d'elle, une certaine vision du bonheur. Les auteurs montrent à travers leurs textes leurs propres idées sur le bonheur et de quoi il en dépend. De plus, chacun d'eux argumente leur position via un procédé littéraire, style d'écriture différent. Le texte de Pascal indiquebien que tous les hommes recherchent le bonheur: « Tous les hommes recherchent d'être heureux. ». Pascal a une idée bien définie du bonheur. En effet, ce dernier affirme dans son œuvre que le Bonheur vient de Dieu et que par conséquent il faut la ''foi'' pour atteindre ce but: « Et cependant depuis un si grand nombre d'années jamais personne, sans la foi, n'est arrivé à ce point où tous visentcontinuellement » (l.8-9). La volonté est aussi l'un des point essentiel à la recherche du bonheur d'après Pascal: « La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers cet objet ». Autrement dit, l'auteur fait référence ici à la religion: « parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini […], que par Dieu même. » (l.18-19).
Tout comme le sage similaire au vieillard deVirgile, « Homme égalant les Rois, homme approchant des Dieux » (v.5), le philosophe scythe d'après la fable de La Fontaine est à la recherche du bonheur. Cette théorie est similaire à l'idée que s'est faite Pascal dans les Pensées, c'est à dire que tout homme recherche cette humeur. Le fabuliste humaniste s'intéresse avant tout à la nature comme il le démontre dans plusieurs de ses fables. Pour lui,le bonheur dépend uniquement de la Nature. Effectivement, dans son récit le vieux sage est heureux rien qu'en s'occupant de son jardin: « son bonheur consistait aux beautés d'un Jardin » (v. 7). Le philosophe va suivre son initiative en répétant les actes du sage: « Le Scythe, retourné dans sa triste demeure – Prend la serpe à son tour, coupe et taille à toute heure; ». Cependant, La Fontainecritique le moyen de parvenir au bonheur. C'est ce qu'affirme la morale aux trois dernier vers du texte: « Contre de telles gens, quant à moi je réclame ». Le fabuliste dénonce ici la manière dont certain traite la nature pour atteindre leurs buts, c'est à dire ceux qui coupent ,taillent tout ce qui possède une âme d'après lui: « Il ôte de chez lui les branches les plus belles, - Il tronque sonverger contre toute raison, ».
Contrairement au philosophe de la fable, Le poème de Voltaire prend à contre-pied les croyances, les valeurs religieuses qui fondent l'idée du bonheur sur l'austérité et le sacrifice. Avec fantaisie, humour et même un certain désir de provocation, il trace le portrait de son époque qu'il représente comme l'âge des plaisirs et du luxe. Pour lui, le bonheur c'est avanttout vivre dans le luxe et vivre avec plaisir. Aussi, les images de l'âge d'or sont dénigrées, dévalorisées: « Nos bon aïeux vivaient dans l'ignorance – Ne connaissant ni le tien ni le mien », car il célèbre son temps en s'attachant à ce qui fait son abondance. Ainsi Le Mondain est un hymne à la vie et aux plaisirs. Au final, le philosophe des Lumières argumente sa conception du bonheur, bonheur...
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