Le mot comme signe linguistique . homonyme, synonyme, antonyme, les faux amis. création lexicale

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  • Publié le : 4 décembre 2010
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Introduction

Gustave Guillaume nous dit que « La langue est un système de systèmes » Dans la mesure que les méthodes d’approche de la langue visent à mettre à jour les « structures », les fonctionnalistes s’accordent à constater que les méthodes valables pour analyser un niveau ( ex : le niveau phonologique) sont également applicables aux autres niveaux constitutifs du système global dela langue ( ex : le niveau lexical). La lexicologie s’attache à la description des structures du vocabulaire. Du point de vue de la langue, il existe deux types d’analyse : la morpho-lexicologie l’étude de la composition formelle des mots ( radicaux, syntagmes autonomes, affixes dérivationnels) la morphologie flexionnelle ou grammaticale qui traite des variations de forme des mots selon lescatégories du nombre, du genre, de la personne du temps et du mode , ils ne créent pas de nouveaux mots et la sémantique lexicale qui étudie les valeurs d’un mot. Saussure nous dit que la valeur d’un signe se délimite par les valeurs des autres signes à l’intérieur du système.
Notre étude portera sur la sémantique lexicale, mais avant tout il nous faudra identifier le signe linguistique , l’unitésignificative minimale puis grâce à l’analyse sémique ou componentielle nous aborderons l’homonymie, la synonymie, l’antonymie. Nous évoquerons les paronymes et les faux amis franco-espagnols causés par une analogie scripturale et nous terminerons sur la création lexicale : la création ex nihil dont se rapproche l’onomatopée et la création conventionnelle qui utilise des éléments déjà utilisés avecdes procédés communs : la dérivation, la composition, la siglaison et abréviations.


D’après le Cours de linguistique générale de Ferdinand Saussure, le signe linguistique est une unité à deux faces, se composant d’une image acoustique ou signifiant et d’un concept ou signifié. Le signifiant évoque le signifié. Le signifié est signifié par le signifiant. Le but premier et ultime du signelinguistique ( signifiant et signifié) est de signifier, d’exprimer un sens.
Il n’existe pas de raison intrinsèque pour attribuer au signifiant à un signifié déterminé. C’est pourquoi, le signe linguistique est arbitraire et conventionnel.
Les signes linguistiques permettent au locuteur de parler de la réalité qui l’entoure ,ils ont la propriété de se référer à un objet extralinguistique réel(table) , fictif (sirène) ou à un concept ( démocratie, enseignement ). L’utilisation référentielle d’un signe serait par ex : ce professeur est un bon professeur , son utilisation autonymique serait professeur rime avec éducateur le référent de professeur est le signe linguistique en lui même et non l’enseignant.
Le triangle de Odgen et Richard établit les relations entre signifiant,signifié et référent.

Signifié ou concept
↕ ↓
Signifiant, image acoustique
Symbole chose référent
Les signes ne renvoient pas directement à la réalité mais passent par l’intermédiaire des signifiés. Ceux ci représentent un découpage, unestructuration du monde. Il n’existe pas de structuration du monde à priori. Tous les individus n’ont pas la même façon de structurer le monde. Les signifiés varient d’une communauté à l’autre. Tel ou tel découpage est dû à une conception du monde liée à une culture, à une idéologie, à un environnement particuliers.
Ce sont les propriétés du signifié qui permettent d’isoler et d’identifier les objetsextralinguistiques par rapport à d’autres objets extralinguistiques. La signification désignative ou dénotative est l’extension du signe. La connotation représente les valeurs secondaires qui lui ont été ajoutées.

Meillet nous offre une définition référentielle : « un mot résulte de l’association d’un sens donné à un ensemble de sons donnés susceptible d’un emploi grammatical donné »....
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