Le mur

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1851 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 20 novembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Le matin, en ouvrant la porte, tu tombes sur un mur. Pour sortir du lit tu dois demander la permission. Tu dois demander la permission de quitter ta maison, ta rue, ta ville. On ne te la donne pas, cette permission, et ce haut mur ceinture la ville tout entière. Des briques, toujours plus de briques. La nuit, tu dors enfermé derrière ce mur monumental.

Imaginez la suite de ce paragrapheCertaine nuit tu es réveillé par des sirènes, des cris ou des aboiements. Tu te rendors en pensant au jour ou tu tenteras, comme eux, de passer de l’autre coté. Ou moi, Je tenterai de traverser ce No Man’s land comme mon père qui a eu le courage de remonter la rivière Spree sachant qu’il pouvait y laisser sa vie, sachant qu’il avait le choix entre la liberté et moi et qu’il a préféré celle là. À cemoment la j’avais dix ans et je ne me rendais pas compte que ce mur avait séparé brutalement les familles, les couples et les amis.
Mon père me raconta avant son départ. Je ne vous promets pas que je pourrai vous expliquer clairement cette longue « guerre » économique mais je vais essayer à l’aide du peu de connaissance que m’a laissée mon père et de mes cours d’histoires et d’économie.
Tout acommencé au lendemain de la seconde guerre mondiale :
L’Allemagne était divisée en quatre zones. Celles qui sont occupées par les vainqueurs de la 2e guerre mondiale, la France, la Grand Bretagne les Etats-unis, et les Soviétiques (URSS). Berlin se trouvait et se trouve encore dans la zone des Soviétiques. Berlin elle aussi était divisée de la même façon. Mais Staline le chef de l’URSS étaiten désaccord avec la politique économique des 3 autres occupants. Les alliés occidentaux unissèrent donc leurs zones pour créer un système monétaire. Staline, furieux organisa un blocus autour de la ville de Berlin pour couper les vivres aux habitants et pousser les autres occupants à partir, mais les Etats-unis ripostèrent et trouvèrent le moyen pendant un an de ravitailler les habitants de laville par un « pont aérien » Staline leva donc ce blocus inutile et poussa dans sa zone à la création d’un régime communiste, la RDA (République Démocratique Allemande) Berlin-Est est sa capitale. Alors que de l’autre côté fut créée la RFA (République Fédérale Allemande) avec Bonn pour capitale puisque Berlin était assiégé. Le pays était et est toujours officiellement séparé en deux états.Mais, malgré la séparation en deux pays, il n’était guère difficile de passer d’une Allemagne à l’autre, tout particulièrement à Berlin où de nombreuses rues et deux lignes de tramway et de metro assuraient la jonction entre les deux parties de la capitale. Mais au début des années 1960, l’exode massif de la population de Berlin Est vers l’Allemagne de l’ouest devenait préoccupant, les habitantspréférant la « liberté » à un régime communiste. Pour le chef du gouvernement est-allemand qui est à ce moment Walter Ulbricht cette situation devenait intenable. Il réussit donc à obtenir de Nikita Khrouchtev, le dirigeant de l’URSS en 1960, l’autorisation de régler ce problème par la force.


C’était en 1961, le 13 août 1961 exactement. La veille, Berlin était une ville comme les autres avecses moments de joie, de tristesse, de malheur et de surprise, même si l’économie n’étais pas à son fort et que les rivalités entre les deux zones n’aidaient pas. Le lendemain, Berlin eut en effet, une surprise. Une triste surprise qui suscita un des plus grands malheurs des habitants.
Il y avait un mur, un mur de 43 Km construit pendant la nuit du 12 au 13 novembre séparant Berlin en deux. Unmur ou plus personne ne pouvait passer. Papa perdit de vue sa mère qui vivait seule, certains de ses amis, ses collègues de travail et sa liberté. Il était la ou je suis maintenant à Berlin-Est, une « moitié de ville » sous le joug des communistes. Je me souviens de Papa, jamais je ne l’avais vu sourire, comme la plupart des habitants à Berlin-Est d’ailleurs. Jamais j’avais pu vraiment...
tracking img