Le mythe de faust

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  • Publié le : 23 mars 2011
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Le mythe de Faust

Marlowe, Doctor Faustus
Goethe, Faust I

Vous répondrez à ces cinq questions en vous appuyant sur des références précises dans les œuvres de Marlowe et Goethe :

1. Quel est le rapport de Faust avec la mythologie antique chez Marlowe ?
2. Quelles sont les différentes représentations de l’enfer dans la pièce de Marlowe ?
3. La pièce de Marlowe est-elle unetragédie ? pourquoi ?
4. Goethe : comparez l’attitude de Faust dans le tableau « Cuisine de sorcière » et le tableau de « La nuit de Walpurgis ». Faust a-t-il évolué ?
5. Quel est le sens du drame de Marguerite ? Qui Goethe condamne-t-il ?

1. Rapport avec le mythe en lui-même, chez Marlowe, il est sûr que Faust est un homme cultivé qui cherche à connaître les plaisirs de la vie, lesétendues cachées que la sorcellerie dissimule ainsi qu’à assouvir sa soif qui le pousse à vouloir atteindre des sommets dont peu d’hommes peuvent s’en venter. Il cherche la gloire, il veut se rapprocher des dieux, jusqu’à en être leur égal et il est profondément ancré dans « l’ hybris ». l’excès
Ainsi , nous reconnaissons bien le mythe d’Icare qui malgré les avertissements de son père (cecidépend des versions), tente de s’approcher au plus près du soleil. C’est une sorte de tentative d’égalité entre l’homme et la divinité ; cette fascination pour le dépassement de l’état de simple mortel. Les ailes d’Icare se désagrègent, à l’instar de Faust qui voit ses espérances balayées… « Tant et si bien que, gonflé d’orgueil et de science, il s’élève trop haut sur des ailes de cire, que leciel va faire fondre pour entraîner sa chute. »
Finalement, les deux hommes ont connus le même parcours : la vanité et l’excès (hybris), l’élévation (l’impression de toucher du doigt l’interdit), et la chute brutale (Icare meurt précipité dans la mer après une chute fulgurante et Faust dit adieu au monde déchiqueté par les démons venus réclamer leur bien.) De plus Faust et Icare ont tousdeux échoué dans leur tentative d’assouvissement de leur lubie.
Nous pouvons aussi nous référer à Prométhée qui a volé le feu aux dieux, et qui a été puni pour son insolence, en mourant attaché au Caucase, le foie déchiqueté par un aigle. On retrouve encore là, l’idée de  réduire en lambeaux .
Fondamentalement l’histoire est la même : un affront d’une impertinence telle qu’il sedevait d’être payé de façon conséquente. A plus forte raison quand il s’agit de magie et de sorcellerie dans le cas de Faust car il est sujet ici de ce dont tous les hommes rêves depuis des temps indéfinis: les pouvoirs infinies de Dieu.

2. L’enfer chez Marlowe est un lieu, une place assez aléatoire dans l’œuvre.
«  Sous les cieux » (Acte 2, sc 1) est la première réponse deMéphistophélès.
Et pour cause, il nous le fait comprendre assez subtilement : « où nous sommes c’est l’enfer ».
Faust s’interroge sur la place de l’enfer dans le monde géographiquement parlant et Méphistophélès lui donne pour simple réponse que l’enfer est partout. Car, si le paradis est de connaître les joies éternelles aux côtés de Dieu, l’enfer c’est de vivre sans lui, de vivre sans Dieu, et de nepas recevoir son pardon. L’enfer c’est d’être obligé de contempler le « Royaume céleste » tout en sachant qu’on n’y entrera jamais. « L’Enfer sera partout où le ciel ne sera pas » (Acte 2, sc 1).
Pour Faust il est assez difficile de comprendre cette notion, c’est pourquoi il redemande à Méphistophélès où se situe l’enfer et celui –ci lui donne pour réponse que c’est un endroit situé sousle manteau de la Terre à l’opposé du paradis qui est au dessus de la voute céleste ! Nous revenons aux stéréotypes et clichés reçus qui considèrent que l’enfer est sous nos pieds et que le paradis est au-dessus de nos têtes. Pourtant, il y a une autre façon de concevoir l’enfer chez Marlowe. En effet, Faust lui-même est un terrain miné : nous pourrions même dire qu’il possède lui-même son...
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