Le mythe de narcisse

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  • Publié le : 4 décembre 2011
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Cours n°5 : Le mythe de Narcisse
Ovide, Les métamorphoses
La mère de Narcisse demande au devin Tirésias si son fils vivra longtemps. Celui si répond oui, s’il ne se connait pas. Or, Narcisse s’adore et se contemple dans la source. Il est très beau et séduit les nymphes. Parmi elles, il séduit la nymphe Écho mais il les méprise même si elles sont amoureuses de lui. Il a alors la malédiction,c’est d’aimer un jour sans être aimé de retour. C’est la déesse Némésis qui châtie tous les hommes victimes d’ubris, de démesure. Ce péché d’orgueil, c’est cette déesse qui va exaucer cette malédiction à l’occasion d’une chasse notamment.
I.L’histoire

La structure
Le décor est planté de la ligne 1 à 8. Il y a une mise en valeur de la source, où se déroule l’action. « Limpide, brillante, argent »elle est pure car pas même un animal ne l’a approchée. Elle est entourée de gazon et on mentionne la forêt. Il y a un mouvement qui part de la source pour aller vers la forêt. C’est un effet, un mouvement de focalisation, un travelling arrière en cinéma, un zoom arrière. L’auteur suggère qu’il faut s’éloigner de cette source. Par la mise en place du décor, il suggère que c’est une sourcemaléfique.

Le drame
De la ligne 8 à la fin. La contemplation de soi fait naitre l’amour de soi. C’est le narcissisme, le fait de se considérer comme admirable. L.23, le narrateur apostrophe le personnage. L.28, le récit reprend et ce n’est plus le discours du narrateur au personnage mais le discours du personnage à la forêt. Il exprime sa plainte d’être amoureux de lui-même sans être aimé de retour.L.67 il considère l’image qui se reflète comme un autre qui lui échappe. Perte de la lucidité, le reflet est brouillé par les pleurs, l’image n’est plus perçue comme reflet de soi mais comme image d’un autre et qui est en train de disparaître. Il se frappe au pied de la source, manière d’indiquer que la mort est proche, il se laisse mourir puis il est entrainé aux enfers. On voit son obsession caril se contemple dans les eaux du Styx, l’un des fleuves qui traverse les enfers. Final, la métamorphose de Narcisse en fleur.

Par sa fonction étiologique, le mythe explique la nature, ici c’est l’homme et le narcissisme et quel aspect attaché à l’amour de soi et ses limites, l’écueil.

II. Les enseignements à tirer de ce mythe.

Le narcissisme, Némésis châtie cet homme, le narcissisme estune forme d’ubris, de démesure. Cela est sanctionné par la déesse. Notamment lorsqu’il compare ses cheveux avec ceux des dieux l.14. L’amour qu’il porte pour ces dieux s’agit de l’amour d’un humain pour un dieu, c’est amour inhumain. C’est un amour impossible et qui ne peut que rendre malheureux. Le « moi » ne cesse de lui échapper, c’est un objet qui lui échappe et qui le rend malheureux, il nepeut pas le posséder.
L’image qu’il a de lui s’avère être en vrai une illusion. Elle apparait bien à travers la description. Plus il se regarde moins il se voit. Paul Claudel disait cela. Moins il se voit et plus il s’aime. Lorsqu’on s’aime, on n’aime qu’une illusion de soi.
L’image qu’on a de soi, il reste en extase devant lui-même. C’est l’image d’une statue qui lui est renvoyée, unecréation : « mains de marbre ». Ce n’est pas l’image de Narcisse dans l’eau mais une sculpture. Si c’est l’image de la sculpture qui se reflète dans l’eau, c’est alors l’image de l’image de Narcisse. Comparaison de Narcisse avec une statue, faite de marbre de Paros, se regarder c’est se constituer en œuvre d’art. C’est donc se créer, se poser comme un objet esthétique, admirable mais toujours artificiel.Une statue n’a pas de vie, c’est un « moi » qui est mort.

NB : le psychiatre est un médecin et doit avoir fait des études de médecine mais le psychanalyste n’a pas besoin d’études médicales. C’est la thérapie par la parole, la parole du patient qui est observé etc.

En conclusion, pour vivre longtemps, il semble qu’il serait judicieux de ne pas se connaître. Narcisse n’aurait jamais dû...
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