Le mythe du bon sauvage

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  • Publié le : 20 novembre 2011
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Le mythe chez Montaigne dans Des Cannibales
Le début du mythe du « bon sauvage » est souvent attribué à Montaigne, même si les fondations dece mythe sont biens antérieurs. Montaigne aborde le sujet dans les chapitres Des Cannibales et Des Coches de ses Essais. De nombreux critiques maintiennent que l’auteur prend position en faveur des peuplesautochtones qui vivent tranquillement dans la nature et contre les Européens qui ne s’intéressent qu’à s’enrichir et à corrompre des peuples innocents.

Montaigne souligne l’importance de choisirla raison par rapport à la voix commune et introduit le principe de relativisme culturel ainsi que l’idée de tolérance. Il dit que la culture « civilisée » ne connait pas toujours la vérité et, peut-être,que les Européens se trompent en appelant les Amérindiens anthropophages des « barbares. » En comparant les Européens au peuple Tupinamba de Brésil dans Des Cannibales, Montaigne essaie de montrer la« barbarie » de l’action destructrice des Européens. Ses descriptions des Tupinambasoulignent pour les lecteurs la perfection de leur harmonie avec la nature. Leur mode de vie surpasse toutes lesimaginations de « l’âge d’or » et il compare ce peuple « naturel » et « pur » aux fruits sauvages qui sont menacés par le goût corrompu des Européens. Selon Montaigne, l’innocence des Tupinamba est pluspure que l’état social.

Certains critiques questionnent la fiabilité des sources qu’emploie Montaigne en partie à cause de son exagération. Il est de fait indéniable que Montaigne commentel’Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil publié par Jean de Léry en 1578 : l’essai Des Cannibalessemble alors une conversation avec le texte de Léry et une gageure pour penser hors de l’habitude depensée. Néanmoins, le chapitreDes Coches, qui continue ce premier plaidoyer en s’appuyant sur d’autres sources, montre que la position de Montaigne est celle de l’étonnement plus que de la...
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