Le mythe d'icare

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  • Publié le : 5 avril 2010
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Icare
I- Le Mythe :
Dédale, père d'Icare, fut l'architecte qui construisit, en Crète, le Labyrinthe de Cnossos pour le Minotaure et qui montra à Ariane comment Thésée pourrait en sortir. En apprenant que les Athéniens avaient trouvé le moyen de s'en échapper, le roi Minos fut aussitôt convaincu qu'ils n'avaient pas pu réussir sans l'aide de Dédale. En conséquence, il emprisonna l'architecte etson fils dans ce même labyrinthe, ce qui tendrait à prouver l'excellence du plan de cet enclos, puisque sans indication, même son auteur ne pouvait en découvrir l'issue. Mais l'inventeur n'était pas en peine pour si peu. Il dit à son fils : "Terras licet" inquit "et undas obstruat: et caelum certe patet; ibimus illac: omnia possideat, non possidet aera Minos." » ce qui signifie: « La fuite peutêtre entravée par la terre et par l'eau mais l'air et le ciel sont libres, c'est par là que nous irons: que Minos possède tout, il ne possède pas le ciel." Il confectionna à la suite des ailes semblables à celles des oiseaux dont les plumes étant attachées au corps avec de la cire. Il interdit à Icare son fils de voler trop près du soleil sous peine de voir la cire fondre et le tuer. Mais, durant levol, Icare trop fier de pouvoir survoler la mer désobéi à son père et s'approcha du soleil ce qui fit fondre la cire. Il tomba dans la mer et les eaux se refermèrent sur lui. Ce mythe donna à cette mer le nom de Mer Icarienne. La chute d'Icare s'inscrit dans un récit mythique dont l'origine est crétoise. Il fut écrit pour la première fois par Ovide durant l'antiquité. Il présente la mort d'Icarecomme une juste sanction de la désobéissance du fils.

Dédale et Icare, OVIDE, Les Métamorphoses, VIII, vv. 183-235
Dédale ayant fini son merveilleux ouvrage Essaye avec grand soin s'il est d'un sûr usage. Il balance son corps, qui dans l'air étendu, Par ces ailes soudain s'ymontre suspendu. Ravi de son succès: « Fuyons, dit-il, Icare: Pour nous contre un tyran l'air enfin se déclare; Mais songeen t'élevant pour sortir de ce lieu Qu'il faut que dans ton vol tu tiennes le milieu. De la terre et de l'eau les vapeurs naturelles Sauront, s'il est trop bas, appesantir tes ailes; Et si tu t'oses trop approcher du Soleil, La cire s'en fondant, le danger est pareil. Vole entre l'un et l'autre, et pour régler ta course, Ne consulte Orion ni le Bouvier ni l'Ourse. Je m'offre à toi pour guide, etréponds de tes jours Si tu veux t'attacher à me suivre toujours. » Après de tels avis il lui donne des ailes, Et toujours exerçant ses bontés paternelles, Par de légers essais il lui montre comment

Il doit les déployer pour voler sûrement. Mais il ne peut si bien modérer ses alarmes Qu'en les faisant mouvoir il ne verse des larmes. Sa main toute tremblante y semble résister, Et quand enl'embrassant il songe à le quitter, Malgré lui tout à coup, dans son âme abattue, Il sent naître une horreur qui l'accable et le tue, Comme s'il apprenait d'une secrète voix Que ce fût l'embrasser pour la dernière fois. Enfin battant en l'air ses ailes qu'il déploie, Il fait partir son Fils, et lui marque la voie. De même qu'un oiseau dont l'exemple enhardit Ses petits qu'il emmène à sortir de leur nid,Dédale l'encourage, et dans la juste crainte Dont par l'amour de Père il se sent l'âme atteinte, Le regardant voler, il le fait souvenir Des périls qu'il doit craindre, et qu'il peut prévenir. Des bergers qui dans l'air contemplent ce prodige, Cèdent à la surprise où leur vol les oblige, Et ne pouvant douter du rapport de leurs yeux Dans ce hardi projet les prennent pour des Dieux. De Lebinthedéjà les plaines traversées, Et celle de Calydne à la droite laissées, Leur faisaient voir à gauche, à côté de Samos, La noble île de Pare, et celle de Délos, Quand Icare, en volant devenu téméraire, S'élève tout à coup au-dessus de son Père, L'abandonne, et poussé d'un désir curieux, Tâche autant qu'il le peut à s'approcher des Cieux. Sur lui, qui sent qu'alors ses plumes se détachent, Les...
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