Le nouvel ordre international, une mise en scène de l'oncle sam

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BIBLIOGRAPHIE
 Manuels

Les Nouvelles relations internationales : Pratiques et théories Marie-Claude SMOUTS (sous la direction de), Presses de Sciences Po, 1998 Relations internationales – Volume 2 : Questions mondiales Philippe MOREAU DEFARGES, Essais
 Périodiques

Alternatives Internationales, « États-Unis : le vertige de la puissance. » N°1 d’Avril-Mai 2002 Le Monde, Coll.Dossiers et Documents Numéros 308-309-311-313-314
 Documentaire télévisé

Un oeil sur la planète, « Faut-il avoir peur de l’Amérique ? » Thierry THUILLIER (présenté par), France 2, 9 décembre 2002

PLAN
Introduction I. La mise en question de la puissance américaine A. La double inquiétude quant à la puissante Amérique B. L’Amérique douteuse, le monde résistant II. La certitude de lasuperpuissance américaine A. La Pax Americana, une politique d’interventions conditionnées B. Le système unipolaire, une configuration stable ? 3 4 5 7 9

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INTRODUCTION
1945 est l’année qu’il faut retenir pour dater la rupture profonde qui engendrera le nouveau visage du monde : la guerre froide et son phénomène bipolaire, c’est-à-dire la concurrence entre les États-Unis et l’Union Soviétique,qualifie la nouvelle donne de l’organisation internationale. Même l’effondrement du communisme n’est pas aussi brutal que la rupture de 1945. La position unipolaire des États-Unis qui a suivi est plutôt vue comme le prolongement attendu au phénomène bipolaire, dont l’une de ses deux composantes a disparue. L’Union Soviétique qui constituait pourtant une formidable puissance dominant l’Europe, l’Asiemineure et même l’ExtrêmeOrient, par sa chute a laissé ainsi la place à une zone de semi désordre dans laquelle les États-Unis, sortis vainqueurs de la guerre froide, doivent assumer la lourde charge d’être le seul gendarme du monde à être en mesure de remplir cette fonction. Dans le souci de centrer notre analyse sur cette période de l’après-guerre froide, on peut utiliser comme marqueurstemporels l’ouverture du mur de Berlin (9 novembre 1989) et les attentats du World Trade Center (11 novembre 2001). Pourquoi prendre cette date funeste pour faire cesser l’après-guerre froide ? Ce jour est sans doute celui d’un bouleversement profond de l’attitude des États-Unis vis-à-vis du reste du monde. Pour la première fois, les États-Unis sont frappés à l’intérieur de leurs frontières et leursadversaires sont aux quatre coins du monde. Cela ne peut changer que radicalement le comportement des États-Unis en comparaison avec celui adopté pendant la période de l’après-guerre froide telle que nous l’avons datée. De le contexte de l’après-guerre froide, à partir du début des années quatre-vingt-dix, les interventions extérieures des États-Unis ne sont plus motivées par l’affrontement Est-Ouestmais par d’autres menaces qui s’imposent à eux : les trafics de drogue ; la montée de puissances portant atteinte à l’ordre établi, ainsi qu’à des intérêts occidentaux essentiels, qualifiées par Washington d’États voyous (rogue states). Parmi les problématiques les plus formulées au sujet de la superpuissance militaire, économique, financière, culturelle américaine, on peut retenir celle de PierreHASSNER, Didier BIGO et Ghassan SALAMÉ pour qui s’en tenir à une lecture américaine du monde serait doublement dangereux, à la fois pour la compréhension du monde et pour son fonctionnement. En d’autres termes, pour reprendre une formulation déjà utilisée dans la presse, « faut-il avoir peur des États-Unis ? » Cependant, il est nécessaire de se demander si les États-Unis sont réellement des ˝dessinateurs˝ du monde et, le cas échéant, s’il s’agit ou non d’un désir né de la situation d’unipolarité américaine. Il va sans dire que les États-Unis vont chercher à défendre au mieux leurs propres intérêts dans le monde, surtout leurs intérêts économiques, et qu’il est alors intéressant de se pencher sur la question de la volonté de devenir ces fameux ˝dessinateurs˝ du monde. Ainsi, nous verrons...
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