Le parfum p123

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  • Publié le : 23 décembre 2010
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C’est au printemps qu’il se mit en route, un jour de mai, au petit matin. Il avait reçu de Baldini un petit sac à dos, une chemise de rechange,deux paires de chaussettes, un gros saucisson, une couverture de cheval et vingt-cinq francs. C’était bien plus qu’il n’était tenu de luidonner, avait dit Baldini, d’autant que Grenouille n’avait pas payé un sol pour la formation approfondie qu’il avait reçue au cours de sonapprentissage. Il était tenu de lui verser deux francs de viatique, et c’est tout. Mais voilà, il ne pouvait se départir de sa bonté d’âme ni, au reste,de la profonde sympathie qu’au cours des années il avait peu à peu conçue pour ce bon Jean-Baptiste. Il lui souhaitait bonne chance au cours deses voyages ; et puis surtout, il y insistait, que Grenouille n’oublie pas son serment. Sur quoi il l’accompagna jusqu’à la même porte de serviceoù il l’avait accueilli, et lui dit d’aller.
Il ne lui tendit pas la main, la sympathie n’allait tout de même pas jusque-là. Jamais il ne luiavait donné la main. Il avait d’ailleurs toujours évité de le toucher, obéissant en cela à une sorte de pieuse répugnance, comme s’il avaitrisqué d’être contaminé, de se souiller. Il se contenta d’un bref adieu. Grenouille répondit d’un signe de tête, se détourna en courbant l’échine,et s’éloigna. La rue était déserte.

Rouge : égoïsme de baldini
Bleu : ton ironique qui souligne le ridicule
Vert : antipathie envers JB
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