Le parrain 2

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Lucas Marin

« Le Parrain : 2ème Partie »
Fiche de Lecture

Référence bibliographique :
« Le Parrain II – ''Un Shakespeare de notre temps'' », Pierre Billard, Le Point, 31 août 1975
Complément :
Le Nouvel Hollywood, P. Biskind, Le Cherche Midi, Paris, 2002

Le texte sur lequel s'appuie cette fiche de lecture est un article issue de l'hebdomadaire « Le Point » datant du 31 août 1975et dont l'auteur se trouve être Pierre Billard, illustre journaliste, critique et historien du cinéma français. Cet article est une critique du second volet de la trilogie du « Parrain » réalisée par Francis Ford Coppola, et prend la forme d'une étude assez approfondie des thèmes abordés par le film. De plus, et de par sa contemporanéité avec l'œuvre qu'elle tente de décortiquer, la critique deBillard est singulière en cela qu'elle rend compte de la réception immédiate du film. En effet, et même si de nos jours il semble acquit que « Le Parrain II » est un monument du 7ème Art, l'article nous remémore les raisons d'un tel constat et l'importance de ce film dans le contexte du renouveau cinématographique hollywoodien des années 1970. Pour parler du film, le critique ne cesse de jouer lejeu des comparaison avec le précédant volet, pour mieux mettre en lumière la montée en puissance de la saga, opérée dans la deuxième épisode. Les clivage inter-générationnels, l'inexorable filiation et une certaine image du « rêve américain » sont autant de thème abordés par l'article et illustrés avec maestria par Coppola et sa fratrie.

Pierre Billard débute son propos par le constat qu'en1975, l'industrie Hollywoodienne semblait particulièrement moribonde et que le sang neuf apporté par une poignée de jeunes réalisateurs (Spielberg, Lucas, Scorsese et Coppola donc...), lui a permis de redorer son empire. Ainsi, l'arrivé d'une séquelle au « Parrain » pouvait laisser quelque peu dubitatif, tant il est communément acquis que les suites au cinéma sont indubitablement inférieures à leurmodèle. C'était sans compter sur le talent de Coppola, qui par « sa vitalité » démontre que « les petits miracles », parfois se produisent. En effet, loin d'être un simple complément à l'original, ce « Parrain bis » est une œuvre à part entière, cela qu'elle semble, selon l'auteur, plus aboutie, plus profonde et plus originale, du fait même de sa structure. En effet, et c'est bien là que lejournaliste entame son jeu des comparaisons, la structure du Parrain II diffère du précédant car elle est bâtit sur deux niveaux, deux temporalités différentes. Pour, Billard, cette audace est payante car elle est d'une efficacité redoutable. Si le premier volet ne nous proposait que de suivre la fin d'un règne, sa suite nous offre de vivre non seulement sa lente accession au trône, mais parallèlement devoir sa succession : En somme deux parrains pour le prix d'un.

Ce récit à deux entrées, permet pour Billard, d'opposer deux époques mais aussi deux hommes, unis par les liens du sang. De plus, l'article insiste sur Marlon Brando, inoubliable interprète du « Parrain » numéro 1, qui brille par ici son absence à l'écran. C'est pour pallier à cela que Coppola choisit de contourner l'obstacleBrando, en installant son intrigue à deux époques différentes de celle dépeinte dans le premier épisode. Ainsi, même si son rôle est toujours présent dans le scénario, c'est sous des traits rajeunit (ceux de Rober de Niro) qu'il apparaît. Le temps est un élément prépondérant dans le métrage, et c'est avec finesse que Pierre Billard souligne les incessants va-et-vient spatio-temporels du scénario, quinous conduise parfois à voir une scène présente dans l'original mais d'un point de vue différent ou encore le prologue d'un dialogue dont nous ne connaissions pas réellement les tenants et aboutissants. La jonction avec son prédécesseur est telle que « l'ombre » de Brando survole le film, bien que nous sachions qu'il n'y apparait pas physiquement, Coppola joue avec nos nerfs et s'amuse de la...
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