Le paternalisme et ses limites

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  • Publié le : 18 avril 2011
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De nombeux modes de gestion ont été appliqué afin que les firmes réalisent un profit maximum. Le paternalisme est apparu alors que la sociéte agraire se transformait en sociétée industrielle, créant une classe ouvrière et une classe patronale. Ce mode de gestion tendait à palier l'insuffisance de main d'oeuvre et les fréquents turn-over, en créant des avantages concrets aux ouvriers travaillantau sein de l'entreprise.Ceci se retrouvaient donc " protégés", " paternalisés" par le patron.
En quoi consiste le paternalisme ?



2) Une fidélisation de la main d'œuvre.

Une fois la main d'œuvre attirée, il faut la garder, mettre en place une fidélité certaine entre l’ouvrier et l'entreprise. le paternalisme va donc développer un ensemble de manœuvres afin de fidéliser ses ouvriers.a)la propriété

C'est en développant "la passion de la propriété" comme l 'écrivait Thierry Mieg que l'on impose la prudence et donc une certaine ligne de conduite nécessaire à la bonne réalisation du travail demandé, mais également le développement d'un lien durable entre l'usine et l'ouvrier.

Ainsi , avec le logement pouvait être donné une parcelle de terre constituant un jardin dontl'ouvrier et sa famille devait s'occuper afin d'obtenir fruits et légumes. Ou bien d'autres patrons, comme le cite Jacquier, encouragent les ouvriers a acheter leurs logements ( à un prix raisonnable ). En encourageant la propriété, le patron est sûr de garder ses ouvriers car ils vont investir le peu qu'ils ont au sein du fonctionnement de l'usine. C'est un investissement à vie qui garantie doncleur fidélité : il semble impossible qu'ayant mis toutes leurs ressources dans l'acquisition d'un logement, il le quitte finalement. Le logement sert de base d'appui pour fixer une population.

Par ailleurs, le jardin était un moyen de contrôler les hommes et les empêcher de vaquer à des occupations oisives comme le cabaret. Bertaux nous explique clairement que beaucoup de lundi sont des lundischômés : le "saint lundi", ceci développe l'alcoolisme et donc met en péril le bon fonctionnement de l'entreprise. Cette oisiveté entraine également l'apparition de dettes, qui poussent les ouvriers à quitter la ville et donc l'entreprise, ce qui a des répercutions négatives sur la production.

Pour finir, certaines entreprises comme le fit la U.S Steel ( entreprise de sidérurgie) proposaient auxouvriers d'acheter des parts de l'entreprise, des actions donc, à prix réduits leur permettant l'accès à un bonus annuel, des dividendes mais surtout à un " extra bonus" au delà de 5 ans d'ancienneté au sein de l'entreprise. Il est aisé de constater ici que l'ouvrier est tenté de se lier à l'entreprise, que leurs intérêts convergent et que donc l'ouvrier reste dans cette entreprise et s'appliqueà sa tache de façon positive ( il fallait avoir été un employé modèle pour recevoir ces bonus), voulant bien faire son travail car il en est récompensé. Les 5 ans d'extra bonus sont bel et bien un moteur de fidélité permettant d'éviter les fréquents turn over.

L'ouvrier est donc contrôlé par le patron, qui non seulement surveille ses activités, mais les axent également grâce au potagers et à lavolonté d'acquisition de propriété. En les éloignant du cabaret et autres activités oisives, le patron s'assure que les ouvriers ne vont pas développer une "culture ouvrière" et donc un mouvement de masse susceptible d'être dangereux pour le bon fonctionnement de la firme. L'ouvrier ne vit donc plus que pour l'usine, et non pour d'autres loisirs. Sa liberté de mouvement hors de l'usine est, commele cite Bertaux, complétement aliénée.



b) Sytème des retraites et départs coûteux

Afin de conserver les ouvriers, l'entreprise devait rendre leur départ coûteux : perte du logement, dividendes, primes,et la perte de tous les autres avantages conduisait l'ouvrier à la conclusion que quitter l'entreprise engendrait un coup d'opportunité beaucoup trop important.

Par ailleurs, et...
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