Le phénomène des gangs en amérique centrale

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Les gangs en Amérique centrale : une catastrophe inéluctable

2011
GUEDDI Meriem
HISA
17/02/2011
Les gangs en Amérique centrale : une catastrophe inéluctable

2011
GUEDDI Meriem
HISA
17/02/2011

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Sommaire

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Introduction

La prolifération des gangs pose un grave problème desécurité au Salvador, au Nicaragua, au Honduras et au Guatemala. Ces derniers mois, les gangs ou marasen ont fait voir de toutes les couleurs aux autorités de ces pays, car on les tient pour responsables de l’accroissement alarmant des assassinats, des viols, des vols et des menaces typiques des gangs contre des citoyens de toutes les classes sociales.
On affirme même que ces bandes de jeunes de 8 à 35ans règnent sur de vastes zones urbaines de San Salvador, Managua, Tegucigalpa et Ciudad de Guatemala et d’autres métropoles de ces nations.

Devant cette situation, des campagnes ont été lancées dans chacun de ces pays pour combattre de telles bandes. Au Honduras, le président Ricardo Maduro a introduit à la Chambre Haute une initiative pour durcir les lois contre les gangs ; elle vient d’êtreapprouvée.
Au Salvador, le mandataire Francisco Flores a impulsé une loi similaire, également approuvée cette semaine par le Congrès. Au Guatemala, le gouvernement est en train de concevoir une réglementation semblable ; en attendant, les autorités locales prennent les devants et dans certaines localités de l’intérieur du pays, les maires et les chefs de la police ont uni leurs forces pourcombattre les maras.
Pendant ce temps, le Nicaragua cherche à approuver des lois similaires, bien que dans son cas les autorités aient instauré une coopération avec la société civile pour neutraliser les bandes.

Ces mesures, en particulier les lois approuvées au Honduras et au Salvador, ont été durement critiquées par les organisations de défense des droits humains.
Les ONG signalent que, siles bandes posent effectivement un très grave problème de sécurité, elles ne sont pas la source de tous les maux dont souffrent ces pays, comme l’avait insinué à un certain moment le président hondurien Ricardo Maduro, et le renforcement des lois pourrait dériver en abus policiers.

Ainsi, afin de répondre à notre problématique : Est-ce que la répression résout le fléau des gangs en AmériqueLatine ?

Nous étudierons dans un premier temps le Guatemmala : protégé par l’impunité, puis dans un second temps les menaces des gangs au Salvador, et enfin nous verrons les menaces des gangs qui pèsent sur le Honduras et le nicaragua.

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I / Guatemala : protégés par l’impunité

Au Guatemala, selon d’anciens bandits et des officiers depolice, le mareroqui commet le crime le plus violent gagne le respect du groupe. C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que ces jeunes idolâtrent ceux qui sont tombés au combat, pendant qu’ils se réunissent périodiquement en petits groupes pour définir les stratégies de contrôle de leurs zones.

Les deux grands groupes de délinquants du Guatemala sont Mara Salvatrucha (MS) et Mara 18 (M18), qui ontleurs homologues à l’étranger, mais qui se subdivisent en petites bandes pour rendre plus opérationnel le contrôle des secteurs.

Dans les rues, il y a eu de nombreuses confrontations entre les différentes maras, mais quand elles se font arrêter, elles se protègent mutuellement et font cause commune. Cette forme d’organisation leur donne de la force et assure qu’elles n’agissent pas sans ordredirect de leurs leaders, d’après ce qu’affirme Emilio Goubaud, du groupe Alliance pour la prévention du délit(Aprede). Tout le monde en voit les conséquences !

En prison, les mareros guatémaltèques se sont firent connaître par le massacre de Pavoncito, où le 24 décembre 2002 ils tuèrent 14 personnes en prison.
L’histoire s’est répétée au Centre de détention préventive de la Zone 18, par...