Le photographe: stephane couturier

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  • Publié le : 10 avril 2010
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Camille Nauffray

TL3

La ville en chantier

par Stéphane Couturier
Option histoire des arts 2008-2009

SOMMAIRE
Introduction ……………………………………………………………………….. p3 Le chantier urbain : le champs d’intervention du photographe ………………………………………………………………………. p3
Un lieu normalement caché au public ………………………………………………………... p3 Le sentiment de chaos ……………………………………………………………………….. p3 Le travailartistique de construction du photographe ……………………………………… p5

Capter un lieu en pleine mutation …………………………………… p7
La mutation incessante de la ville moderne …………………………………………………. p7 Le caractère éphémère du moment ………………………………………………………… p8 Le documentaire ……………………………………………………………………………... p8

Le chantier vu par d’autres artistes : résonances et différences ………………………………………………………………………… p9
Lignes etconstructions : Fernand Léger et Piet Mondrian …………………………………. p9 Chaos et éphémère : Andreas Gursky et Jacqueline Taïb ………………………………….. p10

Conclusion ………………………………………………………………………….. p11 Bibliographie et Citographie ……………………………………………. p11

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Introduction
Les villes sont aujourd’hui de vrais centres d’impulsion où les hommes, les activités et les informations y sont concentrés. Attractives,elles sont en permanence amenées à s’agrandir et à se réhabiliter. Stéphane Couturier, un photographe français, est sensible à ce paysage urbain en constante évolution. Dans son travail, il porte son intérêt sur les grands chantiers qui appartiennent quotidiennement à l’environnement du citadin. A travers ces clichés, il nous propose son propre regard sur la ville. Quel aspect de la villemoderne, le travail photographique sur les chantiers urbains de Stéphane Couturier nous donne t-il à voir ?

Le chantier urbain : le champs d’intervention du photographe
Un lieu normalement caché au public
Depuis les années 80, un thème exclusif domine la production photographique de Stéphane Couturier : les chantiers de grands centres urbains. Après s’être intéressé d’abord à des sites industrielsavant leur disparition ou leur réhabilitation (Menier à Noisel, Renault à Billancourt), il choisit de photographier dans la série intitulée « Archéologie urbaine » commencée en 1997, les grands centres urbains des métropoles comme Paris, Moscou ou Berlin où l’on est toujours amené à se dire que les travaux ne s’arrêtent jamais. C’est un pied de nez à la photographie traditionnelle d’architecturequi s’applique à rendre compte plutôt de l’état d’achèvement du construit. Les chantiers montrent le bâtis en cours de construction et ne constituent pas dans les mentalités des éléments que l’on peut photographier pour leur aspect esthétique. Le regard du spectateur pénètre dans le ventre, au cœur de la ville. Il s’immisce dans ce qui ordinairement n’est pas montrer, ce qui est dérobé au regard dupassant. Il s’arrête sur des images qu’il ne prend pas le temps non plus de regarder en temps normal car un vrai chantier ne comporte en général pas d’intérêt immédiat pour le promeneur citadin, qui n’y fait donc pas attention. C’est d’ailleurs souvent une source de désagréments sonores mais aussi visuels car un immeuble en construction crée une rupture dans l’harmonie créée par des immeublesd’une rue. Un chantier gêne et fait souvent « tache » dans l’environnement urbain, si bien qu’on cherche à l’éviter du regard. Dans les photographie de Stéphane Couturier, la machinerie, le rouage de la construction est révélée à la vue du public qui est invité à regarder de prés cet objet. Mais, on le comprend tout de suite, ce n’est pas le simple regard du piéton que Stéphane Couturier cherche àcapter dans ses œuvres.

Le sentiment de chaos
C’est vide que Stéphane Couturier choisit de prendre ses chantiers stoppés de toutes activités humaines. Pourtant, nous savons par le titre, que nous sommes en plein milieu de métropoles où la circulation est intense. Sans aller jusqu’à l’angoisse, ces clichés donne une sensation étrange face à cette désertion. Une ville dont la fonction est...
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