Le point de vue dans le film the reader de stephen daldry comparé au livre du même titre de bernhard schlink

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  • Publié le : 14 juin 2011
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LE POINT DE VUE DU FILM THE READER PAR RAPPORT AU LIVRE :

Critique basée sur la scène d’ouverture du film comparée au premier paragraphe du livre :

Le premier chapitre du livre s‘ouvre directement sur les pensées du narrateur qui part dans son introspection.
Comment le film transpose t-il ses pensées à l’écran ?

Le livre s’ouvre donc sur une analepse que l’on repère grâce aux premiersmots «  à 15 ans, j’eus la jaunisse… » suivit d’un court paragraphe sur le déroulement de la maladie de Michael. Seules quelques indications temporelles nous sont données : l’âge du narrateur ( 15 ans) ainsi que les saisons au cour desquelles la maladie s’est déroulée ( de l’automne au printemps)
Par ce paragraphe,avec l’utilisation du « je » , du passé simple, le livre nous signifie tout desuite par qui et comment l’histoire est racontée : un récit biographique fait par le personnage principale de l’histoire en focalisation interne et que nous sommes dans un introspection.

Le film opère de la même manière mais un peu différemment : nous ne sommes pas tout de suite dans l'introspection, le film prend le temps d'introduire le Michaël adulte avant de basculer dans son passé.
Nousentrons dans le film par des gros plans sur les mains d’un homme entrain de préparer un petit déjeuner. Cela nous permet de situer la scène le matin.
La caméra suit toujours les mêmes mains pendant la préparation, même si nous ne voyons pas le visage de la personne, cela nous indique, d’une certaine manière, que ce sont les mains du personnage principal que nous allons suivre pendant tout le film.Grâce à ce que la caméra choisit de nous montrer dans le décors, nous sommes en mesure de pouvoir faire des suppositions sur le mode de vie du personnage ( il est d’ailleurs à noter que ces informations ne sont donner que bien plus tard dans le livre et qu‘aucune supposition n‘est possible au début d‘autant plus que cette scène est un rajout du réalisateur) Nous pouvons donc supposer qu’il gagnesuffisamment bien sa vie ( grande cuisine moderne, grande et riche bibliothèque en arrière plan, bureau en bois vernis…), que c’est un personnage soigné ( chaque objet est rangé dans un lieu qui lui convient, les cadrages et ses gestes sont précis et lent, il utilise des sous de verres et des soucoupes pour ne pas, semble-t-il, tâcher le linot ou le bois avec du café, la lumière de l‘image estnet, blanche) et son travail semble être plus intellectuel que manuel ( grande bibliothèque, présence de papiers, de dossier et d’un ordinateur sur le bureau). Le film prend donc le temps d’installer le personnage dans son univers, son décors quotidien avant de nous le montrer. Ce choix peut nous permettre de rapprocher le film du livre. En nous présentant le personnage dans son univers d’abord etnon par son faciès, peut signifier une volonté de le saisir d’abord par son esprit et donc saisir l’intérieur du personnage. Le film, tout comme dans le livre, place donc le spectateur dans une focalisation interne dés les premières secondes.
La musique extradiégètique renforce cette idée : elle est lente et joue sur la répétition de mêmes notes d’un ton graves.

Nous découvrons enfin le visagede l’ homme : il est appelé par une femme il lève la tête. La caméra réagit en même temps que lui et le cadre en un plan rapproché buste. Nous ne voyons pas la femme alors que c‘est elle qui appelle en hors champs dans le plan précédent, nous la découvrons seulement de dos dans un plan suivant : ce personnage n’est pas important.
Un dialogue commence, la musique extra diégètique baisse jusqu’àtotalement disparaître du champs sonore.
Le dialogue ne répond pas à certaines de nos interrogations ( qui ? Pourquoi ? …) mais en amène d’autres qui nous concentrent sur l’homme grâce aux reproches que lui adresse la femme «  est-ce qu’une femme est déjà restée assez longtemps pour découvrir ce que tu as en tête ? » «  ta fille ? Tu ne m’as pas souvent parlé d’elle » .
Le dialogue amène un...
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