Le pont mirabeau

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  • Publié le : 29 septembre 2009
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Apollinaire - Le pont Mirabeau

Introduction :
Le poème part de la vie d’Apollinaire, publié en 1912. Le pont Mirabeau par lequel Apollinaire passait quand il revenait de chez Marie Laurencin, avec qui il a eu une longue liaison. Le fleuve est associé aux souvenirs de cet amour, la Seine sa confidente. Ce poème est une méditation sur l’amour et le temps qui passe, comme si la fleur reflétaitle destin d’Apollinaire. Comment ce poème exprime-t-il les conflits qui créent la souffrance ?

I/. La fuite ambiguë du temps
1/. Le passage irréversible
Le fleuve passe, le temps passe. On voit aussi cela dans les enjambements qui ralentissent le rythme, donnant une continuité interrompue. Dans chaque strophe, le dernier vers contient une marque de cet écoulement, rythme fluide (eau qui coule,temps qui coule. Passage trop lent car les procédés remarqués expriment le ralentissement.

2/. Mais ce passage est trop lent
Vers 4-6-10 : syllabes => ralenti le rythme. Les « ou » et les nasales montrent aussi le ralentissement. Rime féminine « e » muet ; allitération en « l ». On ne peut pas revenir en arrière. Le temps passe lentement. Cette expression de la durée marque l’ennui, lamonotonie. Cette fuite du temps marque cette circularité. Le temps intérieur du poète ne passe pas.

3/. Circularité
Le refrain montre la circularité : reprise du vers 1 au vers 22. « Main de la main » « face à face » : répétition. Le poète trouve sur lui-même comme si le poète voyait son image dans le fleuve. C’est le temps intérieur qui ne passe pas => manière dont il le perçoit. Il voit serefléter dans le fleuve sa propre vie, monotonie. Circularité : pas de ponctuation : continuité. Le conflit entre le temps qui passe et le temps interne du poète renforce la souffrance => passage et permanence.

II/. Association des images de passage et de permanence
1/. L’amour s’en va
Cette ambiguïté marque un conflit. L’eau qui coule : métaphore de temps qui passe. Ici double métaphore : métaphoredu temps qui fuit (v.13 : comme cette eau courante). Anaphore en t^te de vers (13 et 14) « l’amour s’en va ». Reprise « ni temps passé ni les amours reviennent » (dernière strophe). On voit un lien comme une fatalité entre eau, homme, temps, amour. Et on voit bien comment l’union des amantes se défait point à point. « Ni […] ni […] » ; parallélisme entre temps et amour : même irréversibilitémarqué par le parallélisme de la négation, avec mise en valeur de ces 2 vers. Et cette union se fait dans le passé malgré les efforts du poète pour la redonner au présent « restons » premier vers de la deuxième strophe) : impératif présent.

2/. Le souvenir des amours mortes
En revanche le souvenir, lui, est présent. Ambiguïté : « mon amour » (v.2) sujet de « coule » ou COI de « souvienne » ?? On apas à choisir car le poète laisse volontairement dans le double sens et souvenir continuité dans le courant. Il a créé l’ambiguïté. L’amour mort mais souvenir présent et vivant (temps utilisé : impératif)) => faire ressurgir l’image du couple. Ca marque cette souffrance créée par le conflit amour mort/souvenir vivant. Il veut faire ressurgir l’image de la souffrance : le passé pèse sur ses bras(troisième strophe). Chiasme : « Des éternels regards / l’onde si lasse » (adjectif, nom). Le souvenir du couple aimant devient aussi immobile que le reste du décor. « le pont de nos bras » (v.9), « faut-il qu’il m’en souvienne » (v.3) => interrogation ou exclamation (pas de ponctuation). => Marque douleur du souvenir, amertume. Allitération en « s ». Ce souvenir, au lieu d’être la restitution dubonheur, s’impose malgré lui car il est permanent. L’amertume et la souffrance viennent de la permanence du souvenir.

3/. La permanence du poète
Le refrain est coupé en deux « jours s’en vont » « je demeure » (pas de mot de liaison) => parataxe. Ce la renforce l’opposition. Opposition pluriel/singulier => montre solitude et impuissance. Cette stabilité accroît le regret du passé. « Vienne » «...
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