Le rapport du moi a autrui

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  • Publié le : 27 novembre 2011
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Analyse du sujet en vue de dégager des éléments pour l’introduction
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- Pourquoi la question se pose-t-elle ? Il apparaît, en effet, que l’homme est un être social : je suis fait pour vivre avec l’autre, j’ai besoin de lui pour partager le travail, les émotions, le plaisir et la peine, ou même simplement mon sentiment d’exister. Pourtant, des faits innombrables prouventcombien la cohabitation est désespérément difficile : depuis les conflits entre les individus jusqu’aux guerres entre les peuples, tout montre que si autrui s’avère être l’allié le plus indispensable, il est aussi mon plus implacable ennemi. Il suffit de lire les journaux tous les matins, ou de se regarder tout simplement vivre avec les autres, pour se rendre compte que les conflits avec autruisont quotidiens.

- La question posée sous-entend donc que les conflits existent, qu’ils sont même légion, à telle enseigne que l’on serait tenté de réduire notre relation à autrui à sa dimension uniquement conflictuelle. En même temps, force est de constater que nous aimons parfois autrui, qu’il nous arrive même de le secourir, voire de sacrifier notre vie pour lui. Autrui est aussi celuiqui me rend heureux, me donne du plaisir…La guerre, la mésentente, la haine ne doivent donc pas occulter la diversité et la richesse du rapport à autrui.

Analyse des termes du sujet :
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¨ Nos rapports : nos liens, nos relations. L’adjectif possessif « Nos » désigne ici le Je, la conscience, le moi dans leur relation avec d’autres consciences. Le pluriel indique quenous n’avons pas, avec autrui, qu’un seul type de relations mais que les liens que nous nouons avec les autres sont multiples, divers, hétérogènes, complexes. Il conviendra donc, dans le devoir, de recenser les principaux rapports que nous pouvons entretenir avec les autres (conflictuels ou non).

¨ Autrui : le même et l’autre, un autre moi et un autre que moi.

¨ Nécessairement : parun besoin pressent, une obligation imposée, absolument. Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ce qui ne peut pas être autrement.

¨ Conflictuel : qui constitue un conflit ou une source de conflits. Par conflit, il faut entendre soit la contestation entre deux puissances qui se disputent un droit (ex : conflit armé), soit la lutte, le combat, soit la rencontre d’éléments, desentiments contraires, qui s’opposent. Le conflit peut prendre la forme de la simple opposition, de l’antagonisme, de la discorde ou de la dispute, de la lutte – armée ou non -, de la guerre, etc.

- Reformulation du sujet : les relations que chacun noue avec les autres sujets sont-elles par nature et absolument antagonistes et source de discordes ?

- Questionnement : si nosrapports avec autrui sont conflictuels, quelle est la réalité de ces conflits ? Mais si le conflit est une réalité incontestable, les hommes ne tentent-ils pas en permanence, et de multiples manières, de moraliser leurs relations et de transcender la brutalité de leurs rapports ? N’existe-t-il pas des relations humaines tant soit peu harmonieuses, non conflictuelles ? Si tel est le cas, quelles sont cesrelations ? Comment, dès lors, réguler ou éviter les liens dysharmonieux ?

- Il s’agit donc de se demander si l’on peut passer du constat « les conflits quotidiens avec autrui sont fréquents » à l’affirmation générale, ayant valeur de loi, « ces conflits sont définitivement nécessaires ». Autrement dit, le conflit est-il l’essence du rapport à autrui ou ne figure-t-il qu’un aspectcontingent, conjoncturel, passager de cette relation ? L’affrontement n’est - il pas, en somme, une donnée de la nature humaine ? Peut-on concevoir d’autres types de relation que la discorde avec autrui ? Une société sans heurts, sans discordes, sans violence, est-elle finalement pensable ?

- Le sujet nous invite donc à mesurer les enjeux pratiques du problème soulevé : au-delà du...
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