Le refus de faire de la culture un bien commercial

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  • Publié le : 30 novembre 2010
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Le refus de faire de la culture un bien commercial


La culture apprend l'éthique sous différentes formes : ce qui peut paraître paradoxal. En effet pourquoi vendre un produit qui par éthique ne se vend pas ou ne devrait pas se produire matériellement ? Le refus de commercialisation de la culture est compréhensible reste à en dégager les raisons, sa traduction concrète etrelever la question de commercer pour partager.

Pour l'éthique

a) Dans les sociétés occidentales

Tout d’abord, il est impossible de fixer, par éthique, un prix à une culture, celle-ci ne peut pas être considérée comme un bien ou un service. La culture n’a pas de valeur déterminée, alors on peut considérer la culture comme bien immatériel. En effet, dans cette optique, une culture ne sevend pas et donc ne s’achète pas. Mais aujourd’hui la culture est devenu un bien de consommation.
La culture devrait être gratuite car publique : toutes les catégories sociales n’ont pas les moyens de se permettre « d’acquérir de la culture » c’est-à-dire de visiter des musées, aller au théâtre, aller au cinéma, acheter ou même louer des livres. En effet, la population la plus démunie nes’intéresse pas en général à certaines formes de culture car elle n’en a pas les moyens financiers, ni l'intérêt. Rendre au moins une partie de la culture gratuite permettrait à ces derniers de pouvoir découvrir la culture et donc d’avantage s’y intéresser. Mais toutes les personnes, quelque soit leur catégorie sociale « consomment  de la culture » inconsciemment, par exemple en regardant la télévision.En outre, on observe que lors des évènements culturels gratuits, les foules sont beaucoup plus grandes que lors des événements culturels payants. Cela montre que les toutes les personnes s’intéresseraient d’avantage à tous les types de cultures s’il seraient gratuits ou peu couteux. L'intérêt pour la culture existe !
Cette idée nous montre également que ces personnes voient un obstacleéconomique entre elles et tous les types de cultures. Cet obstacle peut être perçu comme une injustice, qui prouve que tous les individus ne sont pas égaux en terme de droit à la culture. En clair, la culture n'est plus réservée à une élite.
Concrètement, il ne s’agit pas du tout de distribuer de la culture aux familles très pauvres qui en sont privées. Il s’agit avant toute chose de permettre à touteune population de se savoir sujet de culture, homme de culture. Il s’agit de permettre à l’ensemble de la société de reconnaître que le plus pauvre des ses membres a droit à la culture, qu’il est capable d’en être sujet et que sa contribution est essentielle à tous. On peut dire que l’action culturelle a un rôle primordial. Elle permet de poser la question de l’exclusion humaine d’une manière plusradicale que ne le fait l’accès au droit au logement, au travail, aux ressources ou à la santé.
On peut dès lors se poser la question suivante: La culture permet-elle d'échapper à la «barbarie» ? De plus, on voit généralement la culture comme ce qui vient adoucir et «policer» les mœurs humaines et l'éloigner d'une nature frustre, rude et violente.

b) Un refus contrasté

Ce refus decommercialiser la culture n'est donc pas dû à l'impossibilité de matérialiser la culture. Si l'opinion tranchée existe c'est parce que culture est synonyme de partage. Un partage à l'intérieur du groupe social est alors primordial : il faut pouvoir définir son identité culturelle, la partager avec l'extérieur. Ce premier partage se fait depuis tout temps par l'intermédiaire du parent pour l'enfant,de génération en génération, les outils utilisés sont après propre à la culture qui commence à se définir. Pour un américain du XXIème siècle, s'il veut se construire son identité par rapport à l'identité nationale alors il fera du partage de culture du parent à l'enfant (dans les écoles par exemple), puis se servira du commerce (outil de sa culture) pour pouvoir apprendre et se définir : il...
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