Le regard

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  • Publié le : 13 décembre 2010
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Le regard

Sommaire :
1) Le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique Baudy 1999
2) Affiche d’une publicité Citroën 2005
3) Watchmen Zack Snyder 2009


Un regard est un nom masculin qui provient du verbe regarder. Il a plusieurs définitionssuivant l’expression dans laquelle il est utilisé. Il décrit tous d’abord l’action de regarder, de porter la vue sur quelqu'un ou quelque chose. Il y a la manière de regarder, c’est l’expression des yeux : « Un regard doux ». On appelle également regard l’ouverture  disposée dans la paroi d'un appareil, d'une machine, d'une installation (four, cuve, etc.) pour permettre la visite, le nettoyage, lasurveillance de la marche des opérations, etc. La plaque recouvrant obstruant un puits, par lequel les égoutiers pénètrent dans les égouts ou y introduisent des appareils est aussi appelée regard. En géologie on appelle regard la direction vers laquelle est tourné le compartiment soulevé d'une faille.

Source : Encyclopédie Larousse

1) Analyse d’un extrait du roman de Jean-DominiqueBaudy : Le Scaphandre et le papillon, chapitre « Voix Off » de la page 59 à 61.

Afin d’analyser l’extrait du livre de Jean-Dominique Baudy : Le Scaphandre et le papillon, nous allons nous interroger sur l’importance du regard dans cet extrait. Nous relèverons le fait que le regard apparaît comme le seul lien avec le monde extérieur ainsi que comme un moyen d’évasion.

En effet, dans l’œuvreautobiographique choisie, le regard de Jean-Dominique Baudy est le seul lien que le rattache au monde extérieur étant donné qu’il souffre d’un « loked-in syndrome ». Bien que cet aspect soit présent tout au long de l’œuvre, nous le trouvons plus marquant dans ce chapitre intitulé « Voix off » dans lequel un ophtalmologiste lui coud la paupière droite. L’auteur tente de s’exprimer par le biais de sonœil gauche dans le but de se raccrocher au monde extérieur, de nouer des relations avec les personnes qui l’entoure : « De mon œil valide, j’ai multiplié les signaux interrogateurs, mais le bonhomme, s’il passait ses journées à scruter la prunelle d’autrui, ne savait pas pour autant lire dans les regards ». Ce chapitre porte sur le regard d’une façon très rationnelle : « la vue », « les yeux ».Jean-Dominique Baudy insiste sur le fait que son œil restant est son unique et dernier lien avec le monde qu’il peut encore regarder, voir : « Et si dans son élan l’ophtalmo me cousait aussi l’œil gauche, mon seul lien avec l’extérieur, l’unique soupirail de mon cachot, le hublot de mon scaphandre ? ». Alors que le rapport de l’auteur avec le fait de voir les choses semble très rationnel nousremarquons également qu’il utilise sa vue comme moyen de se détacher de la réalité.

Jean-Dominique Baudy utilise sa vue comme un moyen de s’évader, de penser à autre chose qu’au présent et à son handicape. Dans ce chapitre plusieurs choses font que l’auteur s’évade et ne pense plus à son œil cousu ou à son impossibilité de se mouvoir mais à des images qui lui font naître des sentiments : « Autantque de respirer, j’ai besoin d’être ému, d’aimer et d’admirer. La lettre d’un ami, un tableau de Balthus sur une carte postale, une page de Saint-Simon donnent un sens aux heures qui passent. ». La vision est la seule chose qui le rattache à la vie et qui est un moyen de s’attarder sur les choses qui provoque l’imagination et les sentiments. De plus, il utilise son dernier sens actif pour passer letemps, s’occuper alors qu’il ne peut sortir de son lit. C’est pour lui le dernier moyen de conserver les caractéristiques d’un homme, pouvoir oublier son incapacité à ce mouvoir, en continuant de rêver, de penser.

Pour conclure nous dirons que le regard est à la fois un moyen de se rattacher à la vie et au monde extérieur (par opposition au monde intérieur, des pensées et des rêves) mais...
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