Le retour du fmi de meltzer

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  • Publié le : 8 décembre 2010
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|Appréciation d'un texte scientifique |
|« The IMF returns » d’Allen H. Meltzer |
|Revue International Organizations – Septembre 2010|

«Le capitalisme sans échec est comme la religion sans péché. Il ne fonctionne pas."[1]

L'article « The IMF returns » écrit par Allen H. Meltzer[2] a été publié dans la revue scientifique « International Organizations » de septembre 2010[3]. Meltzer dans cet article constate que malgré tous les ajustements que fait le FMI[4] dans son organisation etla définition de ses missions, l'organisation peine à mettre en application ses promesses, à prévenir et régler les problèmes et à faire respecter son autorité auprès des différents pays membres.

L'auteur retrace l'évolution du FMI ces dix dernières années marquées par la Crise financière de 2007. Le « nouveau FMI » est ainsi naît suite à cette crise pour soutenir les pays membres.
Il constateque les pays sont incapables de tenir leurs engagements auprès du FMI sans une assistance pour mener à bien les réformes nécessaires et un contrôle de leur activité économique interne.
Un bon changement selon lui, a été l'adoption d'une "ligne de crédit flexible" qui accorde aux emprunteurs responsables une ligne de crédit à utiliser en cas d'urgence. Selon lui, les emprunts doivent êtreutilisés en prévention d'une éventuelle propagation des crises financières et ne doivent pas servir les intérêts de pays membres imprudents qui ne mènent pas de réformes en profondeur comme la Grèce ou qui ont une politique économique à risque, tels que l'Ukraine.
Il soulève d'autres questions conflictuelles mais essentielles qui se posent au FMI aujourd'hui à savoir la définition d'une monnaie uniquemondiale précisant que le DTS[5] ne peut en être une possible comme le propose actuellement la Chine[6].
Un autre défi posé au FMI est la représentativité des États membres. 187 États sont représentés en son sein mais la pondération des votes est organisée selon des règles qui ne correspondent plus à la géopolitique et l'équilibre mondial actuels.
Tout au long de son article Meltzer constateainsi le jeu fourbe qui s'est installé entre les pays membres et le FMI. D'un côté, les pays en voie de développement ne cherchent pas à rembourser leurs dettes car savent qu'elles seront probablement graciées. Et de l'autre, certaines grandes puissances, principalement la Chine, ont orienté leurs économies vers la production pour l’exportation plutôt que vers la consommation intérieure, comptant surles États-Unis pour importer beaucoup plus de leurs biens et services qu’ils leur en achètent. De plus, ces mêmes pays effectuent des réserves de change[7] stratégiques qui servent leurs propres intérêts sans que le FMI puisse influer sur ces politiques.
Meltzer conclut en évoquant de nombreuses propositions faites pour améliorer le fonctionnement du FMI, comme augmenter le capital de réservepour les banques prenant de gros risques, protéger les pays « prudents » d'éventuelles crises venant d'une source externe, ne plus assister les pays aux politiques fiscales, monétaires et de taux de change « imprudents ».
Le rôle du FMI doit être, selon lui de contrôler les imprévus des marchés financiers, prévenir le développement de crises, et encourager l'ouverture des marchés.

PascalLamy[8] soulevait récemment[9] une des principales qualités que les organisations internationales doivent acquérir pour bien fonctionner qui est « la légitimité ». Au delà des modifications de fonctionnement et de l'ajustement de ses missions, le FMI a besoin de s'imposer comme institution légitime auprès de tous les pays membres et non pour quelques grandes puissances. L'enjeu est majeur car une...
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