Le rire

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  • Publié le : 4 avril 2011
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Inter :
Tout d’abord, l’homme appartient à la nature, car il en est dépendant.

Rédaction :
Certes, l’homme dépend de la nature car c’est bien elle qui fournit l’abris, l’alimentation, l’énergie… mais la dépendance n’est pas l’appartenance stricte dans ce contexte car la nature n’est ni plus ni moins que le milieu dans lequel évolue l’Homme or le milieu ne peut pas posséder l’individus, iln’en est que le cadre, la limite. Les moyens que se donne l’homme pourraient lui permettre d’élargir les limites de ce cadre (en faisant un peu de science-fiction nous pourrions effectivement imaginer que l’humanité quitte un jour la terre pour s’installer ailleurs), le milieu de l’homme n’est pas strictement figé du fait de la capacité de l’homme d’inventer des solutions. Par contre, je ne suis pasconvaincu que cette capacité à trouver des solutions soit une bonne excuse pour continuer à maltraiter la nature.

Inter :
L’homme et la nature sont intrinsèquement liés et donc l’homme est la nature.

Rédaction :
Sur ce point, je ne peux qu’être relativement d’accord car comme je viens de le dire, la nature, le milieu fourni à l’homme ce qui lui est nécessaire pour vivre (et n’en déplaiseà certain, l’industrie n’est pas encore prête à synthétiser des steak ;) ). Par contre, je ne suis pas convaincu sur le fait de dire que l’homme est la nature, sur le principe même que la nature est le milieu de l’homme et que ce faisant ce sont deux éléments d’un ensemble plus vaste. Vue du fond de l’espace la terre peut être cet ensemble (ou le système solaire ou notre galaxie…) mais nous neserons jamais nous-même la galaxie, la terre ou même la nature. Nous serons une composante de l’élément supérieur. Dans le même ordre d’idée, nos cellules ne sont pas nous, elles sont parties de l’ensemble être humain. Partant de ce point de vue, nous pouvons considérer que l’homme et la nature sont un tout que l’on nomme l’être est possible si l’on se place d’un point de vue relatif (celui qui nepermet plus de faire la distinction entre le milieu et l’individu).

Inter :
Nous pouvons toutefois définir un état de soumission entre l’homme et la nature. Nous pouvons en quelques sorte nous appuyer sur le travail de Jean Pierre Deconchy pour dire que l’homme ne se définit qu’en opposition à la nature.

Rédaction :
Je ne pense pas que l’on puisse être aussi affirmatif ici. Certes, l’Homme eten lutte perpétuelle contre la nature (contre les éléments naturels plutôt) toutefois, cette lutte ne se place, à mon avis, que dans les soucis de perpétuation de l’espèce qui est un principe communs à tous les être vivant. Cet aspect ne peut, à mon avis, qu’être rapproché de la nécessité de s’adapté au milieu. Tous les organismes vivants s’adaptent (ou pas, auquel cas ils disparaissent) aumilieu.
Les virus, les bactéries mutent génétiquement, les animaux les plus évolués ont trouvé d’autres parades (migrations, changement de pelage, hibernation…), l’homme, quant à lui, a construit des maisons, des routes, des centrales énergétiques… Tout cela découle du même principe d’adaptation au milieu.
Pourrait-on dire que les ours, les oies, le virus de la grippe sont en opposition à la nature? Non, bien entendu. La principale différence (la seule peut être même) réside dans les moyens mis en œuvre pour s’adapter. Le problème résultant de l’adaptation de l’homme et de son mode de vie est la nocivité des moyens utilisés par l’homme pour la nature et pour lui-même par conséquence.

De la même manière, je ne pense pas que l’on puisse dire qu’il y est un rapport de soumission (maître –esclave) entre l’homme et la nature. Enfin, si, dans une conception moderne du rapport entre l’homme et la nature nous pouvons déceler ce rapport de force mais nous voyions bien ou cela nous même. Effectivement, le déséquilibre des forces en présence même à la destruction du milieu et donc de l’individu, nous nous sommes placé dans un état de parasite de la nature. Nous épuisons notre hôte...
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