Le role de letat au maroc

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  • Publié le : 21 juin 2011
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La crise financière est la crise d’un comportement : la psychologie au service de l’économie, ce n’est pas nouveau. Un monde plus humain suppose un monde mieux régulé, à commencer par soi. Nous ne sommes plus les tout puissants que nous pensions être devenus. Le retour de l’autoritarisme étatique est-il le commencement d’une nouvelle dictature ? La crise est-elle la raison pour redorer le blasondu politique ?
Le système bancaire français a toujours été la lanterne rouge du système bancaire mondial, spécialement la banque anglo-saxonne. Ce phénomène a quelque peu préservé la France des difficultés des pays anglo-saxons. Les Français ont opté pour un capitalisme dirigé dans leur besoin de tout prévoir. Mais il ne faut pas oublier que la spéculation est orchestrée par les banques enprincipe pour produire de la valeur dont tout État a besoin. Si aucun État ne peut se passer de spéculation financière, il veut désormais en établir un contrôle au moins apparent. La crise financière, c’est comme le trou de la couche d’ozone : nul ne sait où il est et d’où il vient. On en mesure certains effets et on spécule sur le reste.
Le commerce équitable implique des échanges entre nationsrespectant les règles. On voit mal les plus forts aider les plus faibles. Le commerce équitable s’engage à minimiser les inégalités. La régulation doit s’établir avec tous les États sans en exclure aucun. Le monde doit s’aligner sur une échelle équivalente tout en respectant la personnalité de chacun. À long terme, les perdants sont ceux qui ne respectent pas les règles. Il faut renforcer le G20.Actuellement, l’Afrique du Sud est le seul représentant de l’Afrique, le continent africain est pratiquement absent des grandes décisions mondiales.
La crise a réveillé les nationalités. Avec une identité, on se sent plus fort, d’où le périlleux débat sur l’identité nationale très mal compris par l’opinion. Malgré toute la maladresse du débat, la question posée est qu’est devenue notre civilisation etque sommes-nous devenu ? Mais ce débat est tombé dans la tourm

Henri Guaino
ente des grands mouvements migratoires affectant l’Europe obligée d’accueillir ces populations provenant de pays incapables de trouver leur dynamisme économique.
Les pays européens connaissent des dettes de plus en plus colossales. Ils vivent au-dessus de leurs moyens. Avant on vivait sur le crédit des jeunes.Aujourd’hui, on vit sur le crédit de ceux qui n’existent pas encore. D’où la nécessité d’imposer des régulation bancaires. On a connu la mode de la fin du monde, désormais, la mode est au recommencement et au renouveau. C’est à celui qui donnera le départ au nouveau capitalisme plus humain et social. Le travail du politique est de faire croire que l’inconnu est vaincu par une raison triomphante :croyance en la toute puissance de la pensée sur la sauvagerie de l’intérêt privé.
L’erreur a été de s’américaniser au détriment de sa personnalité propre. La Chine ne doit pas copier les États-Unis. Elle doit rester un empire capable d’imposer ses visions. La rapidité de la Chine, État officiellement communiste, tient au fait qu’elle est devenue maîtresse de l’ancien capitalisme. Elle n’est pas encoredans le nouveau, les Américains le savent et pensent coiffer les Chinois en s’engageant dans une nouvelle donne économique qui leur redonnera une suprématie absolue.
La finance est partie en avant toute seule sans tenir compte du reste de l’économie. L’avenir n’est pas l’abandon du financier, mais une économie capable de contrôler le financier. Nous ne vivons pas tant une crise qu’une avancée surce que l’avenir du capitalisme peut réaliser. On ne régule pas un animal sauvage emballé.
Le monde américanisé s’est vu tout puissant, mais il n’a pas su évoluer et il en paye le prix. Matérialiste, notre société s’est pliée face à l’économie au lieu du contraire. Il est possible de réguler le financier. C’est une crise rationnelle : la rationalité du marché ne se suffit plus à elle-même. La...
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