Le roman est un miroir

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  • Publié le : 18 mai 2011
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Dissertation
Un roman, c'est un miroir qu'on promène le long d'un chemin. Stendhal (Le rouge et le noir)
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Il peut être pertinent de savoir que l’auteur de cette citation est Stendhal, bien qu’on puisse la prendre de manière ‘’anonyme’’ et y découvrir des pertinences universelles pouvant s’étendre aussi à d’autresécrivains, à d’autres époques, à une variété de ‘’public’’.  Stendhal, né Marie-Henri Beyle, écrivain de la deuxième moitié du XIX° siècle, issu d’une famille bourgeoise, mena une vie de dilettante et mondaine entre l’Italie et la France. Militaire dans les campagnes d’Italie, il y découvre le monde de l’art. A son retour en France il fréquente les salons littéraires et produit ses premiersromans. Les plus fameux sont sans nul doute « La chartreuse de Parme » et « Le rouge et le noir ». Ce dernier rendant à jamais célèbre le personnage de Julien Sorel. Stendhal est de nos jours considéré comme un des auteurs les plus importants du roman français du XIX siècle au coté de Balzac, Hugo Flaubert et Zola.
Un roman est avant tout une histoire. Histoires d’une vie ou instantanés d’unmoment, d’un événement, visions du futur ou plongées dans le passé, tableaux de mœurs ou aventures hors du commun. Il s’agit toujours du reflet d’une réalité. Qu’elle appartienne au monde imaginaire de l’auteur ou de la mise en mots de faits réels enjolivés pour captiver le lecteur ou qu’elle appartienne à la perception que se fait le lecteur de l’image reçue.
Que reflète donc ce miroir qu’on promènele long d’un chemin? Un simple « décor » ou un décodeur d’émotions ? Quel est ce chemin ? Serait celui de la vie de chacun en particulier ou plutôt le monde qui nous entoure ou encore ce qui fait l’Histoire, celle avec un grand ‘’H’’ ? Qui tient le miroir ?L’auteur qui y fait entrer son univers ou le lecteur qui le découvre ? Des questions qui ont chacune plusieurs réponses possibles et qui nous emmènent dans des directions bien différentes.
Si l’on considère que le lecteur promène le miroir, ce dernier, tel un catalyseur, vajouer avec les émotions qu’il aura provoquées. Il pourra se révéler source d’inspirations pour certains, déclencher des prises de conscience pour d’autres. Qui ne s’est pas déjà retrouvé dans la peau du héros d’un roman, soit parce qu’il y trouve un modèle à suivre, ou parce qu’il vit une situation similaire à celle dans laquelle un personnage se trouve.Du chemin de vie du lecteur dépendra le miroir. Celui qui a un chemin de vie lisse ou joyeux, percevra peut-être la réalité du roman comme au travers d’un miroir sans tain. Parce qu’il est en accord avec lui-même et que sa vie ne lui pèse pas trop, il n’éprouvera pas cette envie consciente ou inconsciente de s’identifier à ce qui lui semble meilleur. Ce qui n’est certainement pas le caspour ceux dont le chemin de vie est parsemé d’embûches et de déceptions. Ceux là pourront peut-être percevoir la réalité du roman reflétée dans un miroir déformant ou tomber dans le piège d’un miroir aux alouettes. Et celui qui a déjà la sensation que sa route est trop courte n’aura de cesse de mirer le chemin comme dans un rétroviseur ; chaque étape défilant une fois encore…Les plus « timides »seront sans doute observateurs et le miroir romanesque leur permettra de voir sans être vu, de passer leur chemin comme par procuration… Le vécu de chacun apportera donc un regard différent sur ces psychés littéraires.
Si l’on considère que c’est l’auteur du roman qui...
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