Le roman feuilleton

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Table des matières

I. ORIGINES DU ROMAN-FEUILLETON 1
II. EVOLUTION HISTORIQUE 3
III. CARACTERISTIQUES DES ROMANS-FEUILLETONS 7
IV. GRANDS NOMS DU ROMAN-FEUILLETON ET LEURS ŒUVRES 9
V. ŒUVRE REPRESENTATIVE et UN EXTRAIT 13
VII. BIBLIOGRAPHIE 16
VIII. ANNEXES 17
*

I. ORIGINES DU ROMAN-FEUILLETON

Le terme « feuilleton » vient du nom qu’on donnait, en termes de journalisme auXIXème siècle, à la partie inférieure de la page d’un journal. Dans les années ’30, on prit l’habitude de garder le bas de la page, donc le feuilleton, pour publier des textes littéraires : de là vient l’expression « roman-feuilleton ». On a très vite prit l’habitude d’appeler les textes publiés à cet endroit, des « romans-feuilletons ». Mais, avant 1936, on publiait déjà des romans sous forme defeuilletons : c’était de simples publications plus ou moins régulières de romans que des auteurs vendaient aux quotidiens avant de pouvoir les publier sous forme de livre.
C’est en 1836 qu’Emile de Girardin va transformer la presse quotidienne en créant le quotidien bon marché. Comme l’impression d’un journal coûtait très cher à cette époque, les tirages étaient très bas et peu de personnesavaient la possibilité d’acheter un journal. Il était absolument nécessaire de s’abonner pour pouvoir lire un journal : la vente au numéro n’existait pas encore.
En baissant le prix de vente des quotidiens et en les vendant « au numéro », Emile de Girardin donne la possibilité à un beaucoup plus grand nombre de personnes d’acheter son « journal » à une époque où l’éducation et l’alphabétisation,« la démocratisation » du peuple sont forts à la mode. Les autres journaux sont obligés de suivre la tendance s’ils veulent conserver leur lectorat.
Pour que le concept d’Emile soit viable, il faut que les journaux attirent de nouveaux annonceurs car les montants des abonnements suffisent à peine pour payer les frais de fabrication. Il introduit la publicité dans son quotidien « LA PRESSE ». Il estaussitôt imité par Edmond DUTACQ dans son journal « LE SIECLE ». Il faut désormais garantir aux annonceurs un large éventail de lecteurs.
Mais, il convient dès lors de fidéliser sa clientèle : on décide alors de publier des romans complets par parties. Ces parties se trouvent en bas de la première page du journal et attirent l’attention du lecteur. La naissance de la littérature dite« populaire » est la conséquence immédiate de cette nouveauté.
Alfred Nettement, journaliste et historien catholique dans ses « Études critiques sur le feuilleton-roman », appellera en 1847 ce mouvement « la naissance de la presse à 40 francs », qui est inséparable de l’histoire du feuilleton-roman en tant que genre littéraire. (Un abonnement coûtant ces années-là, 80 Fr, E. de Girardin vendait donc sespublications à moitié prix, au-dessous du prix de revient). N’oublions pas que le roman feuilleton était considéré dès le début comme une sous-production de la littérature ce qui n’était certes pas correct quand on pense aux grands noms qui écrivait des romans feuilletons comme Balzac, Dumas, etc.
Dans LA PRESSE, arrive le premier roman-feuilleton d’Alexandre DUMAS : La Comtesse de Salisbury qui paraîtdu 15 juillet au 11 septembre 1836. Un peu plus tard paraît, La vieille fille, d’Honoré de Balzac, roman en douze épisodes dont celui-ci se vantait l’avoir écrit en « trois nuits », du 23 octobre au 30 novembre 1836. De septembre à décembre 1837, ce seront les Mémoires du Diable de Frédéric Soulié, qui paraissent dans « LE JOURNAL DES DEBATS ».
Avec la parution de LA VIEILLE FILLE apparaît unerencontre d’intérêt entre E. de Girardin et Balzac : l’intérêt de Balzac qui est en mesure d’exiger un contrat d’édition de la part de E. de Girardin, contrat qui lui rapporte nettement plus que ce qu’il gagnait auparavant en vendant ses romans à la presse ; et l’intérêt de E. de Girardin, propriétaire de LA PRESSE, qui a bien besoin de publicité. LA PRESSE, quotidien bon marché, arrive à...
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