Le romantisme

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  • Publié le : 17 mai 2009
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DISSERTATION :

Sujet : Selon V.Hugo, « le romantisme n’est, à tout prendre, que le libéralisme en littérature ». Vous discuterez cette affirmation. Pour cela, vous vous intéresserez à la littérature comme aux autres arts de cette époque.

Remarques :

Le romantisme est apparu au XIX siècle en France, sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, par réaction contre la régularité desclassiques jugée trop rigide et le rationalisme philosophique des siècles antérieurs. Un grand auteur français, Victor Hugo, affirme que « le romantisme n’est, à tout prendre, que le libéralisme en littérature ». Nous discuterons de cette affirmation en s’intéressant tant à la littérature qu’aux autres arts de cette époque. Nous appuierons d’abord la thèse de l’auteur, et par la suite nous verronsque l’auteur en tant que révolutionnaire exagère ses pensées car il ne s’agit pas d’une libération totale.

De prime à bord, l’évidence s’impose : le Romantisme se sépare des règles du classicisme et cherche de nouvelles inspirations.
Certes, déjà au préromantisme des sculpteurs tel que Dude s’abroge des classiques. Dans Le Départ des Volontaires les lignes de forces mettent du mouvementdans l’œuvre, de plus les lignes écartées donnent un tout qui n’est pas harmonieux : c’est le désordre ; contrairement aux classiques qui restent très géométrique, avec des personnages figés et statiques. En outre, les drames romantiques font leur apparition : ce genre nouveau marque la volonté des dramaturges de s’affranchir des règles traditionnelles, jugées trop contraignantes, notamment la règledes trois unités. Dans le drame romantique, le souci de modernité et de réalisme prévaut ; on privilégie le pittoresque et l’émotion : on mêle, selon Victor Hugo, «  le sublime et le grotesque ». « Il n’y a ni règles ni modèles », écrit-il encore. Ce serait donc le génie qui naît lui-même en toute liberté. Les drames romantiques délaissent aussi parfois le vers pour la prose, ce qui laisse aussile droit au commencement des poèmes en prose, l’un des premiers étant Charles Baudelaire. Dans cette même voie Hugo et Nerval inventent le trimètre romantique qui est l’enchaînement de 3x4 syllabes contrairement aux classiques qui faisaient 4x3 syllabes : « J’ai disloqué ce grand niais d’alexandrin », ce trimètre romantique de Victor Hugo, n’a pas d’ordre ni de progression, ce qui le sépare desauteurs classiques. Ainsi tous les auteurs sont d’accords avec l’affirmation de Hugo, par exemple, Balzac dit dans Illusions perdues : les « romantiques demandent la liberté littéraire et la révocation des lois qui donnent des formes convenues à notre littérature ». En outre, L.S. Auger qui est un classique dans l’âme, dit lors de son entrée à l’Académie française en 1924, qu’il trouve que leromantisme offre une trop grande liberté aux auteurs.
Non seulement les romantiques vont abroger des règles du classicisme, mais ils vont aussi chercher de nouvelles inspirations. Certes, ils ne s’inspirent plus de l’Antiquité comme le faisaient les classiques avec des représentations de personnages mythiques ou encore avec les tragédies grecques, mais de l’Histoire moderne. En peinture Le Radeau dela Méduse de Géricault relate un fait divers, un sujet d’actualité qui s’inscrit dans l’Histoire, maintenant, un événement actuel devient de la grande peinture. Mais les deux manifestations essentielles de cet esprit nouveau en littérature et en art sont l’individualisme et le lyrisme. Certes, le romantisme s’esquise par la revendication des poètes du « je » et du « moi », qui veulent faireconnaître leurs expériences personnelles et faire cesser cet aspect fictif attribué aux poèmes et aux romans ; comme Alfred Musset avec la Confession d’un enfant du siècle ou Lamartine, contrairement à Pascal avec Les Pensées où il dit que le « moi » est haïssable, car comme tous les classiques, il veut rendre compte de l’Homme universel. En peinture, le « moi » est aussi très présent : dans...
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