Le roseau pensant - pascal

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  • Publié le : 20 octobre 2010
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Blaise Pascal était un grand philosophe, mathématicien, physicien, inventeur, moraliste, et théologien français. Non seulement il est l’inventeur de la Pascaline (première machine à calculer capable d’effectuer des additions et des soustractions), mais il est aussi l’auteur des Pensées qui fut son travail théologique le plus important : un examen soutenu et logique de la défense de la foichrétienne, avec pour titre original Apologie de la religion chrétienne (contre l’indifférence des Athées). Il a basé une très grande partie son œuvre sur les écritures de la Bible.
Dans ce passage, Pensées 347-348, Pascal veut définir la place de l’homme dans l’univers, et montrer que ce qui différencie l’homme de la nature, c’est « la pensée ».
Ici, comment Pascal établit-il une théorie reliantl’homme et la nature, et l’homme et l’univers ?
Nous allons donc d’abord nous focaliser sur l’utilisation des images en nous basant sur l’homme et la nature, puis sur l’homme et l’univers. Puis nous nous concentrerons sur la morale de Pascal, et sur les objections que l’on peut y apporter.

Pascal dans sa théorie du roseau pensant utilise des images, tout d’abord en mettant en relation l’homme et lanature.
Il associe ici l’être humain à un roseau, ce qui nous amène immédiatement à une idée de fragilité, car un roseau n’est qu’une petite plante, il meurt lorsqu’il est coupé, et il ne peut renaître. Mais d’un autre côté, comme dans la fable de Lafontaine Le Chêne et le Roseau , sous la force d’un vent violent un roseau se plie, mais ne casse pas, alors que le chêne se déracine et se brise,« Je plie, et ne romps pas. ». L’homme serait donc comme écrasé par les forces de la nature, car c’est un simple être faible.
Mais qu’est ce qu’être faible ? Selon Pascal dans Les Pensées 280, la faiblesse d’un homme c’est sa façon de succomber à tout ce qui se présente à lui, que ce soit bon ou mauvais. Un homme faible se laisse aller dans un chemin qui semble s’imposer à lui, son « destin » sanschercher à réfléchir sur sa condition, sur ce que sa vie pourrait être s’il ne suivait pas cette voie toute tracée. Il qualifie cela de « honte », mais dans cet extrait Pascal parle plutôt de dignité. Une dignité qui ferait la force de l’homme. La dignité d’un homme, c’est son sentiment d’appartenance à l’humanité, elle le rend libre et l’empêche d’être abattu face à la vie comme face à la mort.Comment ? Car la dignité de l’homme vient de la faculté de penser.
Dans la Genèse, (car n’oublions pas que Pascal a basé une grande partie de ses pensées sur la Bible) celle-ci est désignée comme « un souffle de vie » que Dieu a insufflé en l’homme, faisant de lui un être vivant ayant une raison de vivre. Car la pensée fait l’homme « je pense donc je suis » (Descartes), dans le sens où l’êtrehumain est conscient de ce qu’il est en train de faire, pas conséquent, qu’il existe. C’est par cela que l’homme est néanmoins supérieur à la nature, car cette faculté de penser, lorsque la nature se montre plus forte, le rend conscient de sa faiblesse, maître de lui-même, et plus noble dans le sens où la nature, elle, sans aucune conscience, ni pensée, ne sait pas qu’elle est plus forte, ni qu’ellefait partie de l’univers.
Pascal relie donc l’homme à l’univers. L’univers, c’est une immensité, une idée (surtout au temps de Pascal où on n’avait pas les moyens de « mesurer » l’univers) dans laquelle se trouve la Terre, puis l’homme. Il est limité par ce que l’on peut voir, ou observer, mais l’intelligence (la pensée) repousse ces limites par la recherche de ce que peut imaginer l’esprit del’être humain.
Au milieu de cela, l’homme est faible, et infiniment petit, jusqu’à n’être qu’un point. Un point n’a aucune épaisseur, ni longueur (rappelons que Pascal était aussi un grand mathématicien). Il n’est fait que de la plus infime matière, plus petit encore qu’une goutte d’eau ou même que de la simple vapeur. L’homme est comme englouti par l’univers qui est infiniment grand, car il...
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