Le rouge et le noir

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  • Publié le : 29 juillet 2010
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Première partie

Chapitre I : CADRE THEORIQUE DE LA SCIENCE-FICTION

Au cours du XIX ème siècle, naît des littératures populaires elles-mêmes issues des récits de colportages – un genre artistique qui prend le nom de science fiction d’emblée, cette fiction narrative romanesque se distingue par des relations qu’elle entretient avec la science : elle porte un regard critique sur ce quepourrait être l’avenir et/ou sur les univers inconnus, à partir des connaissances scientifiques du moment
Notons aussi que l’institution universitaire l’a longtemps classée dans le lot des paralittératures, et que, fort heureusement, la multiplicité des collections ainsi que des publications de ces trois dernières décennies en ont une «littérature du présent »1, une littérature en vogue.
Dans sastructure, le texte science fictionnel est animé par une diversité de mécanismes littéraires ; prenant ses sources : « à partir des structures du roman réaliste, du roman d’aventures ou d’évasion, la science fiction a pu prendre l’allure d’une littérature dont les héros sont des idées, les inventions et les autres mondes »2.
De ce point de vue, la présentation du cadre théorique de ce genre, quifait l’objet de cette première partie de notre analyse, s’appesantira, sur une délimitation de la science-fiction dans ses rapports avec certains genres et concepts qui lui semblent proches ; une historique qui cristallise les différentes étapes de l’évolution du genre, une topographie du texte science fictionnel qui stigmatise ses matériaux de construction ainsi que ses particularités.

CHAPITREI : SCIENCE –FICTION ET THEORIE DES GENRES

La définition du mot science-fiction suscite beaucoup de controverses dans le monde de la critique. C’est ce qui fait dire à Isaac Asimov qu’« aucun de ceux qui l’écrivent ne sont capable de s’entendre sur sa définition » 1. Ainsi, alors que chez les francophones, il est restrictif et apparemment saisissable, car renvoyant à une fictionscientifique ; dans le monde anglo-saxon, une multiplicité de sens s’en dégage 2.
Sans entrer dans ce débat, nous proposerons une délimitation de ce genre avec le fantastique, l’irrationnel, le merveilleux, le roman d’aventure et le conte qui nous permettra de l’appréhender dans ses grands traits.

I-1- SCIENCE-FICTION ET RECIT FANTASTIQUE

Le récit de science-fiction est à percevoir comme uneécriture scientifique. Son auteur procède par une démarche rigoureuse calquée sur le modèle de la science. Elle commence par l’émission d’une hypothèse qui est ensuite démontré et vérifiée. Enfin, Elle commence par l’émission d’une hypothèse qui est ensuite d démontrée et vérifiée. Enfin, aboutit à toutes les conclusions possibles, fussent-elles plus ou moins arbitraires ou surprenantes. De ce point devue, la science-fiction est une littérature expérimentale, et les antagonistes ne pensent pas le contraire lorsqu’ils écrivent qu’elle est : « une littératures qui traite d’expérience dans le temps même où elle est un terrain d’expérience »3. A l’opposé, cette rigueur dans la démarche dans la démarche n’existe pas dans la littérature fantastique qui fait fi de toute cohérence scientifique. Cettedernière heurte plutôt la raison à partir du moment où elle prend en compte les phénomènes insolites dans un univers inconnu à caractère étrange, scandaleux, religieux. Aussi, le fantastique se caractérise-t-il par une intrusion brutale du mystère dans le cadre de la vie réelle. Il est généralement lié aux états morbides de la conscience qui, dans les phénomènes de cauchemar ou de délire, projettedevant elle des images de ses angoisses et de ses terreurs.

Ainsi, il se manifeste dans la sorcellerie, les images et toutes les créatures qui en sont issues : loups garous, vampires, zombies, vaste magma effrayant que préside le diable ou le mal incarné dans la brutalité barbare.
La nuance entre la science-fiction et le fantastique est donc de taille. Jacques VAN Hep, essayiste de...
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