Le sabre et le chrysanthème

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  • Publié le : 13 avril 2011
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Gil Maxime
Numéro étudiant: 2064066
M1: anthropologie des sociétés asiatiques

Fiche de lecture:

Le Chrysanthème et le sabre, de Ruth Benedict

Introduction:

Le livre présenté ici est tiré de l’œuvre de Ruth Benedict, Le chrysanthème et le sabre. En premier lieu, et avant de présenter l’auteur, j’aimerais décrire le contexte d’écriture qui a été le sien et qui est particulièrementdéterminant pour la compréhension de ce livre. Le chrysanthème et le sabre a été écrit durant la période de la seconde guerre mondiale au moment ou Japon et Etats-Unis sont en guerre, et découle directement d’une demande du gouvernement américain désireux de connaître et surtout comprendre leur ennemis. Le fait est qu’en temps de guerre, on le comprendra assez aisément, il était impossible pour RuthBenedict de se rendre au Japon pour faire une étude anthropologique au sens classique du terme, à savoir par le biais de l’observation participante. Le contexte de guerre a donc imposé à l’auteur une adaptation méthodologique, une obligation de faire une anthropologie à distance.
Pour présenter Ruth Benedict, il est important de dire qu’elle a été élève de Franz Boas dont les idées, notammentde relativisme culturel, l’ont particulièrement influencée. On sait aussi de Franz Boas qu’il était un fervent partisan de la pratique de terrain. De ce fait, j’insiste encore une fois sur ce point, l’étude du Japon faite par Ruth Benedict est une étude à distance et donc entre difficilement dans ce qu‘on pourrait appelé une étude anthropologique classique. La méthodologie qu’a adopté Ruth Benedictpour palier au manque d’observation direct a été de travaillé sur du matériel ethnographique particulier à savoir des films des écrits mais aussi des entretiens avec des prisonniers de guerre japonais ou encore des expatriés.
L’objet de se livre est le suivant, tenter d’interpréter le comportement des japonais. Et, le point de départ de cette interprétation est de comprendre que les japonaisagissent en fonction d’une rationalité différente de celle des occidentaux. Pour nous expliquer cela, Ruth Benedict va, par le biais du matériel ethnographique à sa disposition, analyser le comportement des japonais au travers de thème comme la bienséance, la hiérarchie ou encore la vertu. Nous ne ferons pas ici l’inventaire des comportements japonais et l’analyse qu’en fait l’auteur, cependant,nous nous attacherons à comprendre comment Ruth Benedict articule ces différents thèmes pour réussir à faire émerger une logique de fonctionnement de la société qui lui permet de se maintenir et d’évoluer. Pour finir avec la présentation de l’œuvre et de son auteur, il semble important de rappeler qu’en plus du contexte particulier dans lequel a été écrit ce livre, on peut noter que ici, l’études’effectue sur une société démographiquement importante, qui a une histoire et une écriture. De ce fait voilà encore un point qu’il est important de préciser pour bien comprendre la tâche compliquée à laquelle a répondu Ruth Benedict.

Lecture analytique de l’œuvre:

Ruth Benedict part de la problématique de base qui lui a été imposé par l’office of war information américain à savoir l’étude ducomportement des japonais en tant de guerre ainsi que celles des raisons de la guerre que les japonais livrent en Asie. Si dans le premier chapitre, l’auteur se cantonne dans un premier temps à se justifié sur les méthodes d’enquête utilisées, elle insiste ensuite sur la comparaison de ce qu’elle appel « l’éthique de guerre » entre américain et japonais. Il en ressort que cette éthique est biendifférente d’un pays à l’autre. Dans la comparaison qu’elle fait entre les deux nation, Benedict décrit les américains comme justifiant la guerre par l’amour qu’ils portent aux valeurs de liberté mais surtout d’égalité et qui vont de paire avec le matérialisme auquel ils sont attachés. A l’inverse les japonais apparaissent, sous la plume de Benedict, comme profondément liés aux valeurs de...