Le sacre de philippe ier, 23 mai 1059

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  • Publié le : 3 décembre 2010
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HISTOIRE DU DROIT

L'oeuvre dont est extrait le présent texte, intitulé Le sacre de Philippe Ier, 23 mai 1059, est un recueil des actes de Philippe Ier, roi de France. Cette oeuvre a été publiée à Paris en 1908 sous la direction de M d'Arbois de Jubainville et rédigé par M Maurice Prou, historien du droit et des institutions et numismate français né a Sens le 28 décembre 1861 et mort à Allierle 4 octobre 1930.
Ce volume (Receuil des actes de Philippe Ier, roi de de France) inaugure la collection des Chartes et diplômes relatifs à l'Histoire de France entreprise par l'Académie des inscriptions.MM Eugène de Rozière et Arthur Giry successivement désignés par l'Académie pour en diriger la publication ayant trouvé la mort, M d'Arvois de Jubainville fut choisit pour recuillir leursuccession. La tâche de M Prou aura été d'une difficulté particulière car il ne subsiste que 172 actes de règne de Philippe Ier, dont certains ne sont connus que par la mention qui en est faite et d'autres ne consiste qu'en la simple confirmation d'un autre acte par l'apposition du sceau du roi.
Philippe Ier fut sacré le 23 mai 1059, alors agé de 7 ans et du vivant de son père Henri Ier (1008-1060, roides francs de 1031 à 1060. Il est aussi le fils d'Anne de Kiev, dont l'arrière grand père maternel, Romain II, était empereur de Constantinople, et frère de Robert (1054-1063), Emma (1055-1109) et Hugues (1057-1102). De sa première union avec Berthe de Hollande naitront cinq enfants, Constance (1078-1126), Louis (1081-1137), Henri, Charles et Eudes, tous les trois mort jeunes. Puis de sa secondeunion avec Bertrade de Mondort naitront trois enfants, Philippe (1093-1133), Fleury (1095-1119) et Cécile (1097-1145). Philippe Ier, né en 1052 et mort le 30 juillet 1108 au château de Melun en Seine et Marne, était le 4ème de la dynastie dites des capétiens direct et fut roi des francs du 4 août 1060, date de la mort de son père, au 29 juillet 1108. Il ne règnera véritablement seul qu'à partir de1066, date de sa majorité et sera de nouveau couronné le 25 décembre 1071 par l'évêque Elinand à la cathédrale Notre Dame de Laon. C'est sous son règne que se dessinera la grand ligne politique des souverains capétiens du XIIème, qui est d'assurer une base réelle à la puissance royale en consolidant le domaine et en abaissant les vassaux trop puissants.
C'est ainsi que progressivement lesmonarques successifs vont se servir des insignes reçu par le sacre pour se différencier des grands seigneurs. Le sacre s'affirme alors comme un acte indissociable de la fonction royale et amène à se demander si le sacre est constitutif du roi. En effet même si dans l'opinion populaire le sacre fait le roi, comme nous le prouve la vision de Jeanne d'Arc appelant Charles VII «gentil dauphin» alors qu'ilest déjà roi mais pas sacré, n'est-il pas avant tout la confirmation du droit et de la légitimité déjà acquise par le souverain? Ce sont ces questions que nous allons nous poser à travers l'exemple du sacre de Philippe Ier ici décrit par M Prou.

I- Le sacre constitutif du roi
M Prou à travers la description de la cérémonie du sacre de ¨Philippe Ier, révèle d'une part que le sacre donnenaissance à un roi «très chrétien» ce qui valorise l'Eglise, et d'autre part que cette cérémonie fait le roi au yeux de l'opinion publique.

A- Constitution du «roi très chrétien», valorisation religieuse
Comme le montre le texte de Maurice Prou le sacre est un rite sacré institué par l'Eglise qui confère au roi un caractère sacré, le distinguant ainsi des autres laïcs. Cette cérémonie religieuses'établit par de nombreux rituel qui contribue à asseoir l'importance de l'Eglise. Elle débute par une messe, composée de chants et d'agrément qui dure environ un quart d'heure et se termine par le chant Domine Salvum fac regem (Dieu protège notre roi). Cette cérémonie liturgique s'ordonne suivant des rites institués, les fidèles se rassemblent puis vient la liturgie de la parole, souvent des chants...
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