Le secret

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  • Publié le : 8 octobre 2010
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Sommaire

Introduction
1. Que peut-on dire du secret ?
1.1. Le mythe d’Œdipe
1.2. Le pêché d’Adam et Eve
2. Le secret et ses effets sur la structuration psychique de l’enfant et sur sa vie d’adulte
2.1. Différencier les secrets
2.2. Pourquoi cacher ?
2.3. L’enfant qui sait
2.4. Les effets du secret
2.4.1. Symptômes visibles
2.4.2. Les sentiments de honte et de culpabilité
2.4.3. Leclivage psychique
2.5. L’adulte clivé
3. Discussion
31. Secret de famille, mode d’emploi
3.2. Dire ou ne pas dire ? Telle est la question
Conclusion
Bibliographie
Dictionnaires
Documentaire vidéo
Ouvrages psychanalytiques
Ouvrages divers

Introduction
J’ai appris avec étonnement qu’un secret pouvait avoir des effets dévastateurs sur une personne mais aussi sur toute une famille etmême sur plusieurs générations. Je me suis alors questionnée sur ces effets plus précisément.
Je me suis intéressée notamment au fait que des parents cachent à leur enfant un évènement douloureux ou honteux, lourd d’affects difficiles à supporter et difficile à dire parce qu’ils veulent protéger leur enfant de ces sentiments, car, selon eux, il est trop petit pour comprendre, ils ne veulent pas le« traumatiser ». Mais ce que l’on peut constater au fil des nombreux cas développés dans la littérature psychanalytique, c’est que, généralement l’enfant sait ce qui se trame en toile de fond (que ce soit consciemment ou inconsciemment) alors même que ses parents ne lui ont rien dit, et tentent au contraire de lui cacher ! Grâce à ce travail, la question de savoir comment cela était possible a trouvéquelques éléments de réponse.
Les études faites sur le secret sont relativement récentes, les premiers à s’y être réellement intéressés ont été Abraham et Torok, qui eux, ont surtout étudié l’aspect de la transmission entre les générations. J’ai donc voulu savoir quelles étaient les origines du secret, si l’on pouvait remonter à plus loin que les publications de ces deux auteurs. Je me suisalors dirigée vers ce qui fonde les bases de notre culture : les écrits ancestraux, et dans ce cas précis, ceux de la mythologie et de la Bible, pour tenter de retrouver des traces de secrets éventuels, ce qui fera l’objet d’une première partie.
Dans une deuxième partie, je me suis consacrée à l’étude plus théorique, et notamment analytique, du secret, en prenant appui sur les découvertes d’auteurspsychanalystes. J’ai essayé d’offrir une vue d’ensemble au secret, à ses effets au niveau comportemental et psychique, sur l’enfant mais aussi sur l’adulte qu’il est appelé à devenir.
Enfin, dans une troisième et dernière partie seront abordés les questionnements qui se sont présentés à moi au cours de ce travail, et je présenterai mes pistes de réflexion. Ces interrogations concerneront lapratiques thérapeutique autour de ce thème du secret, mais également des questions autour de l’éthique.

1. Que peut-on dire du secret ?
On trouve dans le dictionnaire une définition du secret : son origine est latine : secretum qui signifie lieu écarté (Le Robert, 2005). En effet, lorsque l’on garde quelque chose de secret, on tente soit de le mettre à l’écart d’autres personnes, soit de tenir cesautres personnes à l’écart de la chose que l’on cache. Il est également fait mention d’un « ensemble de connaissances […] que le détenteur ne doit pas révéler » et cela rejoint ce qu’en dit Arnaud Lévy : « Tout secret est un savoir et rien qu’un savoir. C’est le savoir de la chose, et non la chose elle-même, qui constitue le secret » (Lévy, 1976).
« Les mythes et leurs symboles sont la base denotre civilisation » (Philibert, 1998), j’ai donc voulu étudier ces derniers pour montrer qu’à l’époque de l’Antiquité, il était déjà la cause de nombreux tourments. Cette partie aura pour objectif de montrer que nos ancêtres bibliques, nos Dieux, nos héros ont tout fait pour tenter de cacher leurs meurtres, tromperies, viols, incestes, infanticides, parricides, matricides, et j’en passe et...
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