Le secteur bancaire au maroc

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MISE AU POINT

• LE PRÉSIDENT DU GPBM, OTHMAN BENJELLOUN, RÉAGIT À UN ARTICLE DE MHI SUR LES BANQUES MAROCAINES

“Le secteur bancaire est un pilier de l’économie marocaine”
Monsieur le Directeur, Dans sa livraison du 23 mars 2008, Maroc Hebdo International a publié un article, sous la signature de Aissa Amourag, intitulé Ces banques frileuses, illustréd’une photo de la cérémonie de présentation des résultats de BMCE Bank et dont la légende indique Othman Benjelloun, Président du GPBM, les banques marocaines ne prêtent qu’aux riches. Au nom du Groupement Professionnel des Banques du Maroc, je vous prie de publier, dans le prochain numéro de votre hebdomadaire, la mise au point suivante: Le journaliste de Maroc Hebdo International a émaillé sonarticle de jugements de valeur extrêmement sévères et injustes envers les banques, indiquant que leur gain est « facile, abondant » dans un contexte d’une « économie marocaine qui peine à décoller » où « les investissements productifs se font rares ». « Les banques ne font pas confiance aux PME, démunies de garanties suffisantes et hors circuit », ne prêtant « généralement qu’aux riches et qu’auxseuls grands groupes ». Par ailleurs, et selon ce même article, les résultats des banques procèderaient « des investissements en bourse et à l’international, le corps de leur métier principal ne servant pas d’activité rentable ». En définitive, la sentence de Maroc Hebdo International est sans appel : « les banques marocaines ne s’acquittent pas de leur mission de financement des entreprises,remplissant les coffres des actionnaires qui s’enrichissent chaque année davantage ». De tels propos, dans un hebdomadaire réputé de qualité, sont proprement inacceptables et scandaleux. Ils reflètent une méconnaissance profonde de la réalité

Othman Benjelloun, président du GPBM .

des actions menées par les banques, indépendamment de leur statut public ou privé, de la nature de leur capital,majoritairement marocain ou étranger. Ces affirmations irresponsables reflètent également un positionnement “populiste” de l’article, faisant dans le “sensationnalisme” et ce, dans une publication qui nous a habitués à des prises de position factuelles nuancées et puisées aux

meilleures sources. Les assertions de l’article de Maroc Hebdo International font fi des contraintes auxquelles estconfrontée la communauté bancaire, des contraintes issues des normes de régulation prudentielles édictées par les autorités monétaires marocaines qui s’inscrivent dans le sillage des réglementations internationales. Les Marocains peuvent s’enorgueillir que

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© Ph.DR

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le secteur bancaire soit, àl’heure actuelle, un pilier de l’économie marocaine. En jetant l’anathème par de telles affirmations péremptoires, l’article oublie la réalité d’un secteur qui recrute massivement des milliers de jeunes diplômés chaque année, un secteur qui représente une locomotive pour l’introduction de nouvelles technologies et qui, au niveau de ses pratiques sociales et sociétales, est un exemple de dialogue etde concertation, recevant régulièrement des satisfecits des organes internationaux et des agences de notation. Le journaliste n’a guère soigneusement examiné les bilans des banques pour y relever les puissants leviers de croissance dans le cœur de leur métier, que ce soit dans le segment des particuliers ou des entreprises, des métiers d’affaires ou des activités parabancaires. Il suffitd’observer, à titre d’exemple, les progressions exceptionnelles qu’ont connues les crédits immobiliers ayant permis à des centaines de milliers de Marocains d’accéder à la propriété, celle-ci étant reconnue comme un facteur de poids pour la stabilité sociale et politique d’un pays. Pareillement concernant les chiffres des crédits à la consommation, octroyés soit directement par les banques, soit à...
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