Le secteur cimentier au maroc

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  • Publié le : 8 juin 2011
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hapitre 1 : Aperçu sur le secteur cimentier au Maroc

1. Un secteur qui a vécu de profondes mutations au cours des dernières années ;
L’industrie cimentière s’est développée de façon continue jusqu’au début des années 80. A partir de cette période, son élan a été freiné par une conjoncture économique difficile, qui a prévalu entre 1980 et 1987, en conséquence de la crise du pétrole et del’effondrement du prix du phosphate. Mais aussi, à cause de la sécheresse et de la dégradation progressive du pouvoir d’achat au Maroc, ce qui a engendré une profonde crise du marché de l’immobilier. De 1988 à 1992, les ventes ont repris leur évolution, puis elles ont connues un ralentissement de 1993 à 1995 en raison des difficultés liées à la baisse de la demande interne, causée par deux annéesde sécheresse et par la contraction des dépenses d’équipements. A partir de 1996, le lancement d’un certain nombre de grands chantiers a dynamisé les ventes.

L’affiliation des cimentiers marocains à des groupes internationaux a largement contribué à l’amélioration des performances techniques et financières du secteur. En dépit d’une consommation locale liée aux aléas climatiques et auxallocations budgétaires publiques, les grands groupes internationaux du ciment ont rapidement saisis les opportunités qu’offre le marché marocain.
Ces groupes ont dès le début des années 90, menés une profonde restructuration du secteur cimentier, visant à doter le pays d’unités modernes et compétitives capables de satisfaire la demande nationale tant au niveau du bâtiment que des projetsd’infrastructures. Les investissements dans ce secteur permettront aussi une augmentation des capacités de production, ce qui évitera au Maroc de devenir importateur du ciment aux horizons 2012/ 2013, en assurant une autosuffisance en ciment.
La part du marché ainsi que la production annuelle de chaque société sont regroupées dans le tableau ci-dessous (selon les données de 2009) :

Tableau 1 : part du marchédes différentes cimenteries marocaines
Société | Usine | Capacité Usine (T/An) | Capacité Société (T/An) | Part de Marche (%) |
LAFARGE CIMENTS | Bouskoura | 2000000 | 3760000 | 41 |
| Meknès | 1250000 | | |
| Tétouan | 350000 | | |
| Tanger | 250000 | | |
CIMAR | Marrakech | 1200000 | 2300000 | 31 |
| Agadir | 1100000 | | |
| Safi | 600000 | | |
HOLCIM | Oujda |1400000 | 2000000 | 21 |
| Fès | 600000 | | |
ASMENT | Temara | 630000 | 9300000 | 7 |

2. Un secteur national jusqu’à présent accaparé par les leaders mondiaux du marché cimentier :
A fin 2009, la capacité de production de ciment installée au Maroc se monte à près de 16,1 millions de tonnes avec un taux d’utilisation moyen de 90% compte tenu d’une demande s’établissant à 14,5 millions detonnes la même année.
Jusqu’à la même date, le marché est accaparé par quatre sociétés adossées à de grands Groupes internationaux leader du secteur cimentier à l’échelle mondiale :
LAFARGE CIMENTS : Premier cimentier marocain, la filiale du Groupe français LAFARGE dispose d'une capacité de production de 6,9 millions de tonnes par an et détient 41% de part de marché en 2009. Disposant de 3usines, 1 centre de broyage et 22 centrales à bétons, elle se positionne au Nord (Tanger-Tétouan), au Centre (Meknès) et à l’Ouest (Bouskoura-Casablanca) du Royaume ;
HOLCIM MAROC : Filiale du Groupe helvétique HOLCIM, la société s’adjuge 26% du marché national de ciment avec 3 usines, 1 centre de broyage et 10 centrales à bétons pour une capacité ciment de 4,5 millions de tonnes à fin 2009. Aprèsavoir concentré depuis plusieurs années ses activités sur les régions du Centre (Fès) et de l’Oriental (Oujda et Nador), le challenger du secteur marocain de ciment s’est implanté depuis 2007 à l’Ouest du Royaume (Settat, à proximité de Casablanca) ;
CIMENTS DU MAROC : Adossé à ITALCEMENTI Group, CIMENTS DU MAROC talonne HOLCIM MAROC avec une market share de 25% à fin 2009. Son dispositif...
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