Le socialisme utopique

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  • Publié le : 4 juillet 2010
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Le socialisme utopique

Les principales idées défendues par les socialistes dénoncent la propriété privée, le libre-échange caractéristique du libéralisme, et donc par la suite, la misère qui s’emparera progressivement de certaines populations.
Au 16ème siècle, est inventé le terme utopie par Thomas More. Ce dernier désigne une conception imaginaire et heureuse de la supposée réalité. Ainsiil construit l’idée d’un monde dans lequel les maisons sont identiques, où la propriété n’existe plus. Aucune hiérarchie sociale n’empêche l’égalité effective de la société. Les individus, réunis principalement sous forme de communauté, ne travaillent plus que six heures, le reste du temps pouvant se consacrer aux loisirs. Cet idéal non révolutionnaire formera une certaine vision du monde, émet lapossibilité d’une alternative.
Selon ces mêmes principes, Campanella imagine sa société du soleil qui repose sur les lois universelles, la science constituant le fondement de cette société. Les valeurs comme la famille ou la religion sont détruites, et la liberté doit être sacrifiée pour vivre mieux.
Les premiers socialismes critiquent les économies récentes qui pensaient améliorer parl’accumulation des richesses la vie de la société. Pourtant, les faits démontreront que les théories de Say entre-autres ne sont pas favorables sur plusieurs points : la libre concurrence ne fait qu’accroitre les richesses pour une seule catégorie de la population, l’avènement de la société industrielle désagrège la classe ouvrière, et l’accumulation du capital conduit à une surproduction. Ces idées ques’attribuera notamment Sismondi annoncent la montée des revendications qui seront rapidement le propre de la société. L’évolution de la misère dans certaines couches de population devient peu supportable ; c’est cette misère que l’on appelle le « paupérisme industriel », et contre laquelle les socialistes vont lutter.
Au 18ème siècle, alors que le libéralisme commence à s’installer et à mettre enavant la liberté individuelle, les socialistes tentent d’enrayer le mouvement à la faveur d’une plus grande simplicité des mœurs. En comparaison avec les théories du bon sauvage telles que Rousseau les avaient notamment établies, Morelly affirme que les politiques de l’époque contredisent les lois de nature. Il montre que le vice réside dans la propriété, dans le fait de vouloir toujours de nouvelleschoses qui appartiennent à chacun ; au contraire si ce principe n’existait pas le travail se ferait selon le bien commun. Il propose en conséquence de construire un magasin public qui redistribuera les biens, qui ne s’achèteront pas et ne seront pas vendus. Si cette disposition est utopique, elle amène une conception nouvelle de la propriété.
Dans la même optique, Malby dénonce la propriétéprivée des biens qui est l’origine de tous les maux. Contre les physiocrates qui pensent que le fondement de la société réside dans la propriété, il pense que le bonheur réside non pas dans l’abondance, mais dans la vertu. L’ancienne simplicité des mœurs et des valeurs s’est tournée vers une société complexe, mauvaise et démunie de toute morale. Il refuse la nouvelle société reposant sur le commerce etle luxe et dénonce cela par l’enrichissement croissant des riches. Il propose d’y remédier par l’établissement de certaines dispositions : la propriété devra donc tout d’abord être supprimée. Pourtant, la suppression des inégalités de fortune se répercuterait nécessairement sur les pauvres, qui ne sont pas non plus régis par la vertu ; il faut en conséquence donner une certaine morale aux riches,et les empêcher la pression qui opprime les pauvres. L’Etat, qui doit se poser en exemple doit montrer que lui-même n’a pas pour but de s’enrichir ; ainsi, il faut diminuer les impôts et donc les recettes.
Owen de son côté montrera les conséquences ce la société industrielle naissante sur les travailleurs. Par une réflexion comparative entre les méthodes précédentes de production, et les...
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