Le sort des ouvriers lors de l'industrialisation

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  • Publié le : 19 avril 2010
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Synthèse : les ouvriers connaissent-ils une amélioration de leur sort ?
De l’industrialisation émerge une catégorie sociale nouvelle, le monde ouvrier. Mais celle-ci est peu rémunérée et vit dans des conditions difficiles. Cependant de 1850 à 1939, on constate une amélioration du sort des ouvriers. En effet, prenant conscience d’être défavorisés par rapport aux autres classes sociales, lesouvriers s’organisent et réussissent à obtenir des droits nouveaux. Cette amélioration est-elle réellement significative ? Existe-t-il des limites à ce progrès ?
Au milieu du XIXème, la vie quotidienne est très difficile pour les ouvriers. En effet, à cette époque, leur salaire est faible. L’ouvrier consacre plus des ¾ de son budget à l’alimentation et au logement. Leur vie est misérable et ilssurvivent précairement. Par ailleurs, la durée quotidienne de travail dépasse 10 heures, sans jour de congé pour un travail dangereux et éprouvant. , A cette période, les enfants qui travaillent sont très jeunes. Avant, la loi de 1874,les enfants pouvaient travailler même s’ils avaient moins de 13 ans, l’enseignement étant réservé aux plus riches. D’autre part, le travail des femmes est très défavorable, elles travaillent dans des conditions précaires et indignes ; dans les ateliers de filage au mouille, l’humidité qui règne les rendent vulnérables au moindre froid. Elles tombent très vite malades et sont de plus en plusanémiques.
Aussi, les ouvriers n’ont pas de couverture sociale ce qui est très dommageable. Par exemple, si une personne a eu un accident de travail, cela peut conduire la famille à vivre dans la rue, sans logement. Ce qui est encore plus grave, c’est le fait que ces ouvriers n’ont pas le droit de s’exprimer et de défendre leur intérêt puisque les grèves et syndicalismes sont interdits. Des théoriciensse rebellent aussi contre les conséquences sociales du capitalisme : chômage et misère ouvrière. Marx et Engels sont les principaux fondateurs du socialisme et dans leur ouvrage « le manifeste du parti communiste », ils expliquent que les prolétaires doivent détruire le pouvoir de la bourgeoisie par la révolution.
De 1850 à 1939, les ouvriers connaissent une réelle amélioration de leur sort.Effectivement, face au contexte défavorable des ouvriers, naît le syndicalisme et l’idéologie socialiste qui se répand dans la classe ouvrière qui s’organisent. La CGT, révolutionnaire, devient le principal syndicat en France et imposent des réformes qui améliorent la vie du monde ouvrier, la grève, la liberté syndicaliste étant autorisés dans les années 1860, 1880, cela facilite ainsi leurprocédures.
On constate une réelle évolution du salaire nominal des ouvriers qui augmente de 1850 à 1913 comme en témoigne l’augmentation du salaire réel qui est multiplié par 2 à cette période. Ainsi leurs conditions de vie quotidiennes s’améliorent dans le domaine de l’alimentation, des loisirs, (cinéma et culture se développent).
Les revendications ouvrières poussent les états à intervenir dans lesrapports sociaux et élaborent une législation sociale favorable aux ouvriers. Les ouvriers connaissent une amélioration dans leur condition et leur temps de travail. En effet, en 1919, une loi impose la réduction du travail par jour à 8 heures. Ils peuvent à partir de 1907, avoir un repos hebdomadaire. Enfin, en 1936, la semaine de 40 heures est mise en place ainsi que les congés payés pour lestravailleurs.
Un progrès incontestable fait son apparition à partir des années 30: les ouvriers acquièrent une protection sociale et des aides. En 1930, sont mises en place les assurances sociales qui assurent une meilleure protection des ouvriers. De plus, deux ans plus tard, des allocations familiales sont élaborées, ce qui permet aux ouvriers d’être dans une sorte de « sécurité financière...
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