Le statut des femmes au 19ème siècle

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  • Publié le : 12 décembre 2010
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Le statut de la femme au 19ème siècle

1) Le statut légal de la femme.

Alors que le statut des femmes est resté durant des siècles largement inférieur à celui de l’homme, la révolution française et son principe d’égalité avait laissé espérer une amélioration et un changement de statut. Il n’en fût rien ; même si certaines femmes, comme Olympe de Gouges, ont pu écrire la Déclaration desdroits de la Femme, et de la citoyenne. Si la révolution reconnait la personnalité civile de la femme, ses droits ne sont pas encore institués.
Sous l’Empire
L’établissement de l’Empire et du code civil (1804) par Napoléon Bonaparte ne permet pas, bien au contraire, d’amélioration du statut de la femme. Nuls droits politiques ou civils ne lui sont accordés. La femme reste un être mineurplacé sous l’autorité de son mari ou bien de son père lorsqu’elle n’a pas accédé au rang d’épouse.
Par son mariage, la femme passant de la tutelle de ses parents à celle de son mari, doit le suivre à son domicile. Elle n’a aucun droit sur l’administration des biens communs, ne peut avoir un métier sans l’autorisation de son mari. Elle ne peut pas disposer ni gérer ses biens personnels et ne peutaccomplir aucun acte juridique. Elle se doit avant tout d’être mère et épouse. Elle souvent considéré comme « un ornement » qui se doit de charmer son entourage par sa beauté et son esprit. Il lui est par exemple interdit de porter le pantalon sans autorisation spéciale. Dans son rôle de mère, la procréation doit être l’une de ses principales préoccupations, mais bien que trouvant ainsi sa placedans la famille, la femme ne détient aucun droit sur ses enfants, toute l’autorité revenant au père. Le divorce légalement possible depuis 1792 ne peut pas être demandé par la femme et la menace car le mari peut la rejeter en la laissant totalement démunie si elle est sans famille. Même dans l’infidélité la disparité du couple est présente, car si les époux se doivent fidélité, le mari volageest passible d’une simple amande (et seulement si il emmène sa maîtresse au domicile conjugal), alors que la femme adultère est, elle, passible de peines d’emprisonnement variant de 3 à 24 mois.
Dans le principe, la femme non mariée, placée sous la tutelle de son père, gagne sa liberté le jour de ses 21ans. Liberté toute relative si elle est démunie de revenu, ce qui est majoritairement le cas carles métiers féminins sont rares et déconsidérés.

La seconde moitié du 19ème siècle
En France, les premières revendications féministes apparaissent durant la Révolution de 1848. Le suffrage universel reste encore réservé aux hommes car conservateurs comme républicains redoutent encore le vote des femmes, sujet selon eux à l’influence de l’église.
Les femmes sont encore largementconfinées dans l’espace domestique, notamment dans les foyers paysans et bourgeois.
Dans le milieu paysan, selon le type d’exploitation, les femmes aident parfois les hommes aux travaux agricoles, mais doivent la plupart du temps, rester à la maison pour s’occuper des enfants et tenir le logis.
Les bourgeoises quant à elle ne travaillent jamais.
Cependant avec l’ère industrielle qui débutedans la seconde partie du 19ème siècle, la femme va progressivement accéder à plus d’autonomie. Les nouvelles industries qui ont besoin de bras comme l’apparition des grands magasins font, en effet, massivement appel à la main d’œuvre féminine. Mais dans le milieu du travail, les femmes sont également considérées comme inférieures, et à travail égal leur salaire est réellement inférieurs à celui deshommes. Néanmoins les femmes sont de plus en plus attirées par le travail, et à la fin du 19ème siècle, la main d’œuvre féminine française représente 37% de la population active. Malgré des conditions de travail excessivement dures avec des cadences infernales, la femme parvient peu à peu à prétendre à un emploi salarié.

Ce 19ème siècle ouvre la voie du féminisme. La femme qui appartenait...
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